dimanche 23 juin 2013

Zimbawe : la présidentielle reportée de deux semaines ? Insuffisant, juge l'opposition | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

Zimbawe : la présidentielle reportée de deux semaines ? Insuffisant, juge l'opposition | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique
Le président zimbabwéen Robert Mugabe accepte de retarder les élections. Le président zimbabwéen Robert Mugabe accepte de retarder les élections. © AFP
Le président zimbabwéen Robert Mugabe semble avoir cédé aux pressions de ses voisins d'Afrique australe en acceptant de retarder les élections. Un report de seulement deux semaines qui semble cependant insuffisant pour mettre en œuvre les réformes démocratiques demandées. Analyse.
Robert Mugabe, âgé de 89 ans et au pouvoir depuis 33 ans, avait mis en colère son principal opposant Morgan Tsvangirai la semaine dernière, en fixant au 31 juillet la date des élections présidentielle et législatives censées mettre fin à la cohabitation forcée entre les deux hommes, respectivement président et Premier ministre. Le chef de l'État s'appuyait alors sur une injonction de la Cour constitutionnelle.
Mais, avant la tenue de ces scrutins, Morgan Tsvangirai exige l'adoption de réformes promises depuis quatre ans, notamment pour libéraliser les médias et les services de sécurité, qui maintiennent la pression sur tous les opposants.
Samedi 15 juin, les pays de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), qui joue les médiateurs dans la crise zimbabwéenne, se sont montrés inhabituellement incisifs en donnant raison au Premier ministre et en demandant au président de décaler les élections. « Mugabe est sous pression pour garantir que les élections soient crédibles et acceptables par la SADC », estime Dumisani Nkomo, porte-parole du forum de la société civile du Matabeleland. Pour cet analyste basé à Bulawayo, la seconde grande ville du pays, « les résultats ne seront pas acceptées par la SADC » si les élections ne sont pas retardées.
Fausse main tendue ?
Le président Mugabe s'est partiellement exécuté cette semaine en saisissant la Cour constitutionnelle pour proposer de retarder le scrutin, mais de seulement deux semaines, soit au 14 août, ce qui selon la plupart des observateurs n'est pas suffisant pour assurer un vote équitable. « Il n'y a aucune garantie que les deux semaines soient accordées par la Cour », observe Takavafira Zhou, politologue à l'Université d'État de Masvingo.
Des groupes de défense des droits de l'homme et le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de Morgan Tsvangirai ont déjà accusé le camp Mugabe de jouer la comédie, en déposant une requête dépourvue de sens et n'ayant aucune chance d'aboutir. « La requête est inachevée et de mauvaise qualité », a expliqué à l'AFP un porte-parole du MDC, Douglas Mwonzora. De plus, selon Lovemore Madhuku, un expert en droit constitutionnel à l'Université du Zimbabwe, la Cour dira non: « Les élections auront lieu le 31 juillet. Il est très peu probable que la Cour constitutionnelle change sa position. »
Quand bien même la requête de Robert Mugabe serait acceptée, personne ne pense qu'un délai de deux semaines permette de faire la chasse aux électeurs fantômes, d'introduire un peu de pluralisme dans les médias ou de débarrasser les forces de l'ordre de leurs commandants hautement politisés. « Même si le tribunal devait accorder la prolongation, je ne prévois pas de réformes mises en oeuvre en deux semaines. Pour moi, tout cela est une façade », résume Takavafira Zhou.
Trust Manda, membre de l'association des avocats du Zimbabwe pour les droits de l'homme (ZLHR), ne dit pas autre chose : « Cela ne doit pas être simplement un changement juridique, mais la loi doit être appliquée sur le terrain, et quinze jours ne suffiront pas. » Le camp de Morgan Tsvangirai voudrait organiser le scrutin le plus tard possible, d'ici le 31 octobre.
Sévérité inhabituelle de la SADC
Néanmoins, pour Charles Mangongera, consultant pour l'institut de politologie Mass Public Opinion Institute de Harare, la sévérité inhabituelle de la SADC, d'ordinaire plus complaisante, montre que l'organisation régionale n'acceptera pas un nouveau scrutin dont le résultat pourrait être remis en cause. « La résolution de la SADC a montré qu'elle ne tolérera pas l'unilatéralisme de Mugabe », juge-t-il.
Les victoires de Robert Mugabe aux élections présidentielles de 2002 et 2008 avaient été aussi contestées que violentes. Jusqu'à présent, le héros de la libération a pu faire jouer en sa faveur les solidarités nouées avec les autres chefs d'État de la SADC.
(Avec AFP)


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Notre commentaire
C'est dommage que Mugabe ne comprenne pas que les temps ont changé, et toute dictature doit céder la place à un régime démocratique afin de garantir le mieux être. Le totalitarisme a donné la preuve de ses insuffisances, même la Chine peine à maintenir ce régime. Que la SADC reste ferme pour un délai raisonnable. La lutte contre la dictature doit désormais être considérée comme crimes contre l'humanité étant donné que ce régime donne lieu à des violations systématiques des droits de l'homme et à des assassinats ciblés.

vendredi 21 juin 2013

L'évangile de Prospérité : Hérésie des temps modernes Source: Blogdeï

L’évangile : succès garanti ?

Simon MVONDO
Le Dr. Simon Mvondo est doyen de la Faculté de Théologie Biblique du Cameroun à Yaounde. Il est pasteur de la « Grace Bible Church » à Nkol-Tima et enseignant de la Parole de Dieu. Sa passion est la formation biblique des leaders dans l’œuvre de Dieu. Licencié en droit privé, il possède une maîtrise en théologie et a obtenu un doctorat de Ministère au Baptist Bible Seminary à Pensylvanie (USA). Il est membre du comité national de Promesses au Cameroun.
Depuis le XXe siècle et plus encore aujourd’hui, le monde entier est bombardé partout par ce qu’il est convenu d’appeler l’évangile de prospérité. Selon cet évangile, un enfant de Dieu ne doit pas être pauvre ou souffrir. Une fois qu’une personne a accepté Christ, elle a trouvé la panacée à tous les maux de ce monde terrestre. Il semble clair que c’est le corollaire religieux de la lutte contre la pauvreté séculière. La question est de savoir si c’est bien cela que la Parole de Dieu nous offre. Sinon, que doit être la position du vrai chrétien vis-à-vis de cet évangile de prospérité ? Les manifestations de l’évangile de prospérité – deux facettes : biens matériels et santé
Cet évangile se caractérise de deux manières. D’un côté, le chrétien doit posséder des richesses financières et matérielles qui sont, au dire des défenseurs de cet évangile, un signe de la bénédiction de Dieu. Ainsi, un chrétien qui manque d’argent ou de biens matériels est considéré comme placé sous la malédiction de Dieu. Les adeptes de cet évangile recherchent des postes à grande responsabilité dans les lieux de service. Celui qui n’accède pas à ces postes à responsabilité n’est pas content de son sort. Alors il doit consulter son pasteur, son apôtre ou son prophète pour faire confession de péchés qui se cacheraient dans sa vie et adresser des prières à Dieu.
D’un autre côté, le chrétien doit être en bonne santé et ne pas souffrir de persécution ou de quelque problème que ce soit. D’où les prières de guérison et de délivrance organisées publiquement à même les carrefours des routes de nos villes et villages. Chaque difficulté dans la vie du chrétien est perçue comme un mauvais sort ou un démon lancé par notre adversaire le diable. Le chrétien doit donc ainsi se soumettre à la cure d’âme de ces leaders qui ont le prétendu don de guérison, de miracle ou de prophétie.

Les arguments « bibliques » de l’évangile de prospérité

Rien en réalité ne se passe sans la Bible. Tout le monde se base sur la Parole de Dieu, y compris notre adversaire le diable (Mat 4.6). Ainsi, les défenseurs de l’évangile de prospérité ne manquent ni de versets bibliques, ni d’esquisses théologiques.
Parmi les versets souvent cités par ceux qui défendent l’évangile de prospérité, citons Jean 10.10 où Jésus dit qu’il est venu pour que ses brebis aient la vie en abondance. Ou encore, Jésus s’est fait pauvre afin que nous devenions riches (2 Cor 8.9). L’apôtre Jean semble donner une bonne base à cet évangile de prospérité quand il souhaite que nous prospérions à tous égards (3 Jean 2). Ce n’est pas seulement le Nouveau Testament qui dirige la pensée de l’évangile de prospérité, mais aussi l’Ancien Testament qui vient fort bien à la rescousse. Ainsi, les prédications dominicales font régulièrement appel à Proverbes 3.7-10 et Malachie 3.8-10.
Sur le plan théologique, l’évangile de prospérité impose le concept de la dîme pour les serviteurs de Dieu, alors qu’il a de la peine à expliquer aux chrétiens les principes d’offrande, de secours, et de collecte pour les démunis (Act 11.29 ; 1 Cor 16.1 ; 2 Cor 8-9). En outre, l’évangile de prospérité prétend que Dieu n’est pas pauvre. La terre et tout ce qu’elle renferme est à Dieu. Par conséquent, ses enfants ne doivent ni souffrir ni être pauvres.
En apparence, ces arguments paraissent convaincants. Et même, ils séduisent beaucoup de chrétiens. Mais en réalité, est-ce là le pur enseignement de la Parole de Dieu ? Le véritable chrétien doit savoir que le problème n’est pas de trouver les versets bibliques pour appuyer une doctrine, mais plutôt de savoir les interpréter dans leur contexte. Nous pensons donc que la Bible au lieu d’enseigner l’évangile de prospérité, enseigne plutôt l’Evangile du salut.

L’Evangile du salut

Ce que Dieu promet dans son plan scripturaire, c’est le pardon de nos péchés et la vie éternelle qui est la connaissance de Dieu (Jean 17.3) et la communion avec Dieu. C’est dans ce cadre que l’homme trouve la vraie prospérité et le vrai bonheur. C’est pourquoi il est dit dans Proverbes 28.13 que « celui qui cache ses transgressions ne prospère point ». L’étude du mot « prospérer » dans l’Ancien Testament comme dans le Nouveau Testament, montre que les termes hébreux et grecs veulent dire « réussir, faire des progrès, être heureux ». La prospérité biblique se situe après le salut en Christ, et consiste à faire des progrès dans la vie chrétienne. C’est ainsi que réussissaient Daniel et ses trois compagnons dans l’Empire babylonien (Dan 3.30 ; 6.28). C’est ce succès et ces progrès dans la vie chrétienne que l’apôtre Jean souhaite pour nous (3 Jean 2). D’ailleurs Jésus déclare que la vie d’un homme ne dépend pas de la valeur de ses biens, fût-il dans l’abondance (Luc 12.15).
Par l’Evangile du salut, Dieu promet de subvenir à nos besoins et de nous secourir dans les détresses. Cela sous-entend que le chrétien peut être dans les besoins et dans les difficultés (Ps 46.2 ; 50.15 ; Phil 4.6 ; Héb 4.16).

Les arguments bibliques de l’Evangile du salut

Nous pensons que les arguments avancés par la théorie de l’évangile de prospérité sont mal interprétés. Nous allons simplement citer un certain nombre de versets qui montrent la vraie position du chrétien dans ce monde. Selon l’Evangile du salut, le chrétien est appelé à entrer dans le royaume de Dieu par les tribulations (Act 14.22), et à passer par des épreuves pour que sa foi soit affinée (Jac 1.2-4 ; 1 Pi 1.6-7). Dans la deuxième lettre de Paul à Timothée, chaque chapitre mentionne au moins une fois un terme relatif à la souffrance. Le Seigneur a pris soin d’indiquer aux apôtres, et donc à nous-mêmes, qu’il y aurait des tribulations dans le monde (Jean 16.33).
Par ailleurs, Dieu nous corrige lorsque nous avons péché (Héb 12.5-6) et nous met à l’épreuve. L’Eglise de Dieu aura toujours en son sein, des riches (1 Tim 6.17) et des pauvres (Jac 2.5 ; 1 Cor 1.26). La souffrance et les maladies ne cesseront qu’après la résurrection des morts et dans la Nouvelle Jérusalem (1 Cor 15.54-55 ; Apoc 21.4).

La solution biblique : le contentement

Pendant sa vie chrétienne, l’enfant de Dieu connaîtra des temps difficiles et des temps généreux. De ce fait, l’Evangile du salut nous donne la solution du contentement (Phil 4.11-12 ; 1 Tim 6.6 ; Héb 13.5). C’est intéressant que le grand apôtre Paul ait appris à vivre dans l’abondance et dans la disette. La piété n’est pas une source de gain ; « c’est en effet, une grande source de gain que la piété avec le contentement, car nous n’avons rien apporté dans le monde, et il est évident que nous n’en pouvons rien emporter ». Ceux qui s’attachent à l’évangile de prospérité et non à celui du salut, ont une grande leçon à apprendre de ce passage de 1 Timothée 6.6-19. Désirons-nous, nous aussi, adopter cette attitude spirituelle du contentement ?

L'évangile de Prospérité : Hérésie des temps modernes Source: Blogdeï

L’évangile : succès garanti ?

Simon MVONDO
Le Dr. Simon Mvondo est doyen de la Faculté de Théologie Biblique du Cameroun à Yaounde. Il est pasteur de la « Grace Bible Church » à Nkol-Tima et enseignant de la Parole de Dieu. Sa passion est la formation biblique des leaders dans l’œuvre de Dieu. Licencié en droit privé, il possède une maîtrise en théologie et a obtenu un doctorat de Ministère au Baptist Bible Seminary à Pensylvanie (USA). Il est membre du comité national de Promesses au Cameroun.
Depuis le XXe siècle et plus encore aujourd’hui, le monde entier est bombardé partout par ce qu’il est convenu d’appeler l’évangile de prospérité. Selon cet évangile, un enfant de Dieu ne doit pas être pauvre ou souffrir. Une fois qu’une personne a accepté Christ, elle a trouvé la panacée à tous les maux de ce monde terrestre. Il semble clair que c’est le corollaire religieux de la lutte contre la pauvreté séculière. La question est de savoir si c’est bien cela que la Parole de Dieu nous offre. Sinon, que doit être la position du vrai chrétien vis-à-vis de cet évangile de prospérité ? Les manifestations de l’évangile de prospérité – deux facettes : biens matériels et santé
Cet évangile se caractérise de deux manières. D’un côté, le chrétien doit posséder des richesses financières et matérielles qui sont, au dire des défenseurs de cet évangile, un signe de la bénédiction de Dieu. Ainsi, un chrétien qui manque d’argent ou de biens matériels est considéré comme placé sous la malédiction de Dieu. Les adeptes de cet évangile recherchent des postes à grande responsabilité dans les lieux de service. Celui qui n’accède pas à ces postes à responsabilité n’est pas content de son sort. Alors il doit consulter son pasteur, son apôtre ou son prophète pour faire confession de péchés qui se cacheraient dans sa vie et adresser des prières à Dieu.
D’un autre côté, le chrétien doit être en bonne santé et ne pas souffrir de persécution ou de quelque problème que ce soit. D’où les prières de guérison et de délivrance organisées publiquement à même les carrefours des routes de nos villes et villages. Chaque difficulté dans la vie du chrétien est perçue comme un mauvais sort ou un démon lancé par notre adversaire le diable. Le chrétien doit donc ainsi se soumettre à la cure d’âme de ces leaders qui ont le prétendu don de guérison, de miracle ou de prophétie.

Les arguments « bibliques » de l’évangile de prospérité

Rien en réalité ne se passe sans la Bible. Tout le monde se base sur la Parole de Dieu, y compris notre adversaire le diable (Mat 4.6). Ainsi, les défenseurs de l’évangile de prospérité ne manquent ni de versets bibliques, ni d’esquisses théologiques.
Parmi les versets souvent cités par ceux qui défendent l’évangile de prospérité, citons Jean 10.10 où Jésus dit qu’il est venu pour que ses brebis aient la vie en abondance. Ou encore, Jésus s’est fait pauvre afin que nous devenions riches (2 Cor 8.9). L’apôtre Jean semble donner une bonne base à cet évangile de prospérité quand il souhaite que nous prospérions à tous égards (3 Jean 2). Ce n’est pas seulement le Nouveau Testament qui dirige la pensée de l’évangile de prospérité, mais aussi l’Ancien Testament qui vient fort bien à la rescousse. Ainsi, les prédications dominicales font régulièrement appel à Proverbes 3.7-10 et Malachie 3.8-10.
Sur le plan théologique, l’évangile de prospérité impose le concept de la dîme pour les serviteurs de Dieu, alors qu’il a de la peine à expliquer aux chrétiens les principes d’offrande, de secours, et de collecte pour les démunis (Act 11.29 ; 1 Cor 16.1 ; 2 Cor 8-9). En outre, l’évangile de prospérité prétend que Dieu n’est pas pauvre. La terre et tout ce qu’elle renferme est à Dieu. Par conséquent, ses enfants ne doivent ni souffrir ni être pauvres.
En apparence, ces arguments paraissent convaincants. Et même, ils séduisent beaucoup de chrétiens. Mais en réalité, est-ce là le pur enseignement de la Parole de Dieu ? Le véritable chrétien doit savoir que le problème n’est pas de trouver les versets bibliques pour appuyer une doctrine, mais plutôt de savoir les interpréter dans leur contexte. Nous pensons donc que la Bible au lieu d’enseigner l’évangile de prospérité, enseigne plutôt l’Evangile du salut.

L’Evangile du salut

Ce que Dieu promet dans son plan scripturaire, c’est le pardon de nos péchés et la vie éternelle qui est la connaissance de Dieu (Jean 17.3) et la communion avec Dieu. C’est dans ce cadre que l’homme trouve la vraie prospérité et le vrai bonheur. C’est pourquoi il est dit dans Proverbes 28.13 que « celui qui cache ses transgressions ne prospère point ». L’étude du mot « prospérer » dans l’Ancien Testament comme dans le Nouveau Testament, montre que les termes hébreux et grecs veulent dire « réussir, faire des progrès, être heureux ». La prospérité biblique se situe après le salut en Christ, et consiste à faire des progrès dans la vie chrétienne. C’est ainsi que réussissaient Daniel et ses trois compagnons dans l’Empire babylonien (Dan 3.30 ; 6.28). C’est ce succès et ces progrès dans la vie chrétienne que l’apôtre Jean souhaite pour nous (3 Jean 2). D’ailleurs Jésus déclare que la vie d’un homme ne dépend pas de la valeur de ses biens, fût-il dans l’abondance (Luc 12.15).
Par l’Evangile du salut, Dieu promet de subvenir à nos besoins et de nous secourir dans les détresses. Cela sous-entend que le chrétien peut être dans les besoins et dans les difficultés (Ps 46.2 ; 50.15 ; Phil 4.6 ; Héb 4.16).

Les arguments bibliques de l’Evangile du salut

Nous pensons que les arguments avancés par la théorie de l’évangile de prospérité sont mal interprétés. Nous allons simplement citer un certain nombre de versets qui montrent la vraie position du chrétien dans ce monde. Selon l’Evangile du salut, le chrétien est appelé à entrer dans le royaume de Dieu par les tribulations (Act 14.22), et à passer par des épreuves pour que sa foi soit affinée (Jac 1.2-4 ; 1 Pi 1.6-7). Dans la deuxième lettre de Paul à Timothée, chaque chapitre mentionne au moins une fois un terme relatif à la souffrance. Le Seigneur a pris soin d’indiquer aux apôtres, et donc à nous-mêmes, qu’il y aurait des tribulations dans le monde (Jean 16.33).
Par ailleurs, Dieu nous corrige lorsque nous avons péché (Héb 12.5-6) et nous met à l’épreuve. L’Eglise de Dieu aura toujours en son sein, des riches (1 Tim 6.17) et des pauvres (Jac 2.5 ; 1 Cor 1.26). La souffrance et les maladies ne cesseront qu’après la résurrection des morts et dans la Nouvelle Jérusalem (1 Cor 15.54-55 ; Apoc 21.4).

La solution biblique : le contentement

Pendant sa vie chrétienne, l’enfant de Dieu connaîtra des temps difficiles et des temps généreux. De ce fait, l’Evangile du salut nous donne la solution du contentement (Phil 4.11-12 ; 1 Tim 6.6 ; Héb 13.5). C’est intéressant que le grand apôtre Paul ait appris à vivre dans l’abondance et dans la disette. La piété n’est pas une source de gain ; « c’est en effet, une grande source de gain que la piété avec le contentement, car nous n’avons rien apporté dans le monde, et il est évident que nous n’en pouvons rien emporter ». Ceux qui s’attachent à l’évangile de prospérité et non à celui du salut, ont une grande leçon à apprendre de ce passage de 1 Timothée 6.6-19. Désirons-nous, nous aussi, adopter cette attitude spirituelle du contentement ?

samedi 15 juin 2013

Infidélité, quand tu nous tiens...

Infidélité, quand tu nous tiens...

Certains hommes prennent le risque (volontairement ou non) de mettre en péril leur relation. Compte Facebook ouvert, SMS tardif, fanfaronnades... Ils sont nombreux à se faire prendre la main dans le sac et les femmes savent comment se venger !
Vous l'aimez comme au premier jour, et vous souhaitez qu'il éprouve la même chose pour vous, mais vous le savez, vous le sentez, votre homme vous cache quelque chose. Une autre femme? Jamais ! Votre homme n'est pas comme les autres, il est beau, il est intelligent, il est attentionné, il n'osera jamais vous être infidèle.
Et pourtant, votre œil s'est malencontreusement posé sur le message de son "autre" en pleine déclaration d'amour.
C'est décidé vous le larguez, de toute façon il ne vous méritait pas. Oui mais comment le quitter en beauté, pour être sûre qu'il s'en souviendra toute sa vie ? C'est simple, les Américaines, elles, ont la solution.
Sur Reddit, un site de partage en ligne, une jeune femme a partagé une lettre de rupture qu'elle avait adressé à son mari. Cette lettre est assez spéciale car elle est en forme de jeu de piste. Elle a en effet, découvert la liaison de son mari avec une certaine Kelsi, et a décidé d'éparpiller les affaires de Monsieur dans plusieurs coins de la ville, comme une chasse au trésor, en testant ses connaissances sur leur histoire commune : "Tes vêtements se trouvent à l'endroit de notre première rencontre" peut-on lire dans sa lettre.
Autre histoire de vengeance, et tout aussi originale, un mari infidèle a été humilié sur Facebook. L'homme en question, s'était ventait ans un train pour Philadelphie de ses histoires extra-conjugales et jugeait sa femme trop "stupide" pour s'en rendre compte.
Un voyageur témoin, a rendu publique la scène sur le réseau social en postant une photo du fameux compagnon infidèle. Il a ensuite demandé à ce que ce message soit rediffusé afin que sa femme reconnaisse son mari. Selon The Huffington Post, la photo et son commentaire se sont très vite répandus, et ont été partagé 86 000 fois. Une manière originale de faire la morale à cet homme infidèle.
La vengeance est un plat qui se mange froid 
et souvent en ligne. Messieurs, vous savez à présent que les femmes sont de redoutables adversaires, vous ne pourrez pas dire qu'on ne vous aura pas prévenu !

AUTOUR DU MÊME SUJET

Infidélité, quand tu nous tiens...



Infidélité, quand tu nous tiens...


Certains hommes prennent le risque (volontairement ou non) de mettre en péril leur relation. Compte Facebook ouvert, SMS tardif, fanfaronnades... Ils sont nombreux à se faire prendre la main dans le sac et les femmes savent comment se venger !
Vous l'aimez comme au premier jour, et vous souhaitez qu'il éprouve la même chose pour vous, mais vous le savez, vous le sentez, votre homme vous cache quelque chose. Une autre femme? Jamais ! Votre homme n'est pas comme les autres, il est beau, il est intelligent, il est attentionné, il n'osera jamais vous être infidèle.
Et pourtant, votre œil s'est malencontreusement posé sur le message de son "autre" en pleine déclaration d'amour.
C'est décidé vous le larguez, de toute façon il ne vous méritait pas. Oui mais comment le quitter en beauté, pour être sûre qu'il s'en souviendra toute sa vie ? C'est simple, les Américaines, elles, ont la solution.
Sur Reddit, un site de partage en ligne, une jeune femme a partagé une lettre de rupture qu'elle avait adressé à son mari. Cette lettre est assez spéciale car elle est en forme de jeu de piste. Elle a en effet, découvert la liaison de son mari avec une certaine Kelsi, et a décidé d'éparpiller les affaires de Monsieur dans plusieurs coins de la ville, comme une chasse au trésor, en testant ses connaissances sur leur histoire commune : "Tes vêtements se trouvent à l'endroit de notre première rencontre" peut-on lire dans sa lettre.
Autre histoire de vengeance, et tout aussi originale, un mari infidèle a été humilié sur Facebook. L'homme en question, s'était ventait ans un train pour Philadelphie de ses histoires extra-conjugales et jugeait sa femme trop "stupide" pour s'en rendre compte.
Un voyageur témoin, a rendu publique la scène sur le réseau social en postant une photo du fameux compagnon infidèle. Il a ensuite demandé à ce que ce message soit rediffusé afin que sa femme reconnaisse son mari. Selon The Huffington Post, la photo et son commentaire se sont très vite répandus, et ont été partagé 86 000 fois. Une manière originale de faire la morale à cet homme infidèle.
La vengeance est un plat qui se mange froid 
et souvent en ligne. Messieurs, vous savez à présent que les femmes sont de redoutables adversaires, vous ne pourrez pas dire qu'on ne vous aura pas prévenu !

AUTOUR DU MÊME SUJET

lundi 22 avril 2013

POLYGAMIE ET MONOGAMIE : QU'ENSEIGNE LA BIBLE ?


 
 


Avant de répondre à cette interrogation, il faut préciser que notre sujet a pour but d’interroger la « Bible », et non d’interroger l’église. Toutefois, nous pourrons donner la position de certaines églises sur le sujet. Enfin, il n’est pas question de religion dans ce texto, mais simplement de ce qu’enseigne la « Sainte Bible ». Dont acte.

La sainte Bible.

La « Bible » distingue clairement la « polygynie », la « polyandrie », la « polygamie », et la « monogamie ».
- La « polygynie » est le fait pour un homme de vivre avec plusieurs femmes. Tandis que la « polyandrie » est la situation où une femme vit avec plusieurs hommes. (Il faut souligner que la vie dont-il est question ici signifie qu’on n’est pas marié.)
- En revanche, la « polygamie » concerne aussi bien l’homme ou la femme. C’est l’état d’un homme qui a contracté plusieurs unions avec plusieurs femmes, ou d’une femme qui épouse plusieurs hommes ; l’un et l’autre sont donc considérés comme polygames.
Cette précision était de taille, car contrairement aux idées véhiculées, plusieurs hommes parmi nous, vivent avec plusieurs femmes sans pour autant avoir contracté de mariage avec ces femmes. Il en est de même de plusieurs femmes qui pratiquent la « polyandrie ».
On peut estimer cela en termes de pourcentage en affirmant sans grand risque de se tromper que 7 hommes sur 10 vivent en polygynie, alors que la «polyandrie » est seulement pratiquée par 4 femmes sur 10, mais ce chiffre est en progression. En revanche, la « polygamie » a tendance à disparaitre, et laisser la place à la « polygynie » et à la « monogamie ».
Pourtant, l’institution du « mariage monogamique » vient de Dieu, même si aucun texte biblique ne parle clairement du sujet. Si Lamek était le premier polygynique, la première raison de la polygamie selon la Bible est le désir d’avoir une descendance. Tandis que l’Ancien Testament n’est ni contre, ni en faveur de la « polygamie ». On observe qu’aucun polygame n’est mentionné dans le Nouveau Testament, elle est même condamnée par les Rabbins au 14è siècle. Et ni Jésus, à qui on n’a pas posé la question sur le sujet, ni Paul, n’en parlent.
En revanche, les églises ont différentes positions sur le sujet. Pour l’« église anglicane », la « polygamie » est une contradiction, alors que l’«église catholique » la condamne sans autre forme de procès. 
Si tout au long de la « Bible » on remarque que Dieu ne condamne pas la « polygamie », cela ne signifie pas non plus qu’il l’approuve. En conclusion, ce qu’il faut retenir, c’est que la « monogamie » et la « fidélité »  sont l’image de l’alliance de Dieu avec son peuple. C’est cette idée d’alliance exclusive qui fonde le « mariage monogamique ». C’est cette alliance que l’un et l’autre des époux doivent respecter dans le couple.procès. 
Celui qui a des oreilles qu'il entende !


Tiens,Tenez, donc !

EVANGILE DU JOUR

 

Date : vendredi 22 mars 2013


 

Les méditations

                                                              Jésus est condamné


Evangile selon St Jean, chapitre 10, 31-42


Les Juifs allèrent de nouveau chercher des pierres pour lapider Jésus.
Celui-ci prit la parole : « J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes de la part du Père. Pour laquelle voulez-vous me lapider ? »
Les Juifs lui répondirent : « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, c’est parce que tu blasphèmes : tu n’es qu’un homme, et tu prétends être Dieu. »
Jésus leur répliqua : « Il est écrit dans votre Loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux. Donc, ceux à qui la parole de Dieu s’adressait, la Loi les appelle des dieux ; et l’Écriture ne peut pas être abolie. Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : ’Tu blasphèmes’, parce que j’ai dit : Je suis le Fils de Dieu. Si je n’accomplis pas les oeuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les accomplis, quand bien même vous refuseriez de me croire, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. » Les Juifs cherchaient de nouveau à l’arrêter, mais il leur échappa.


Prière d'introduction

Jésus je Te regarde, Toi qui es cloué sur la croix. Tu as l’air d’un malfaiteur, d’un condamné. Marie, mère de Jésus et ma mère, prends-moi par la main pour que je sois au pied de la croix avec Toi, et apprends-moi à contempler Jésus et à l’adorer.

Demande

Connaître plus qui est Dieu, ce Dieu crucifié en contemplant ce qu’Il a fait pour moi.

Points de réflexion

1. Jésus est persécuté par les siens, les Juifs. C’est ce qu’ont souffert tous les prophètes, du premier au dernier, Jean-Baptiste. Jérémie est passé par ces ravins de la mort et il écrit dans ses confessions les menaces qui pèsent sur lui : « Allons le dénoncer, l’homme qui voit partout la terreur ! » Même ses amis sont contre lui. Jésus n’est pas contre les prophètes. Au contraire, Il les suit, sa vie en témoigne. D’ailleurs des disciples de Jean-Baptiste sont venus à Lui, Jésus, pour Le suivre. Et certains ont reconnu : « Jean n’a pas accompli de signe ; mais tout ce qu’il a dit au sujet de celui-ci était vrai. »Comme les prophètes, Jésus est envoyé par le Père. Ce n’est pas Lui qui a décidé tout seul de venir en mission. Et comme les prophètes, Il parle, annonce, et aussi dérange. Les Juifs le disent bien : ce n’est pas à cause de ce qu’Il a fait, mais à cause de ce qu’Il dit. Ses paroles sont un appel à la conversion et dénoncent le fait de se croire sauvé, de se croire quelqu’un de bon, grâce à une pratique apparemment fidèle de la Loi, et de se servir de cette excuse aux yeux des hommes pour continuer à être orgueilleux et égoïste. Ils ne connaissent pas Dieu qui « scrute l’homme juste », Lui voit « les reins et les cœurs ». Et le prophète ne peut se taire, car c’est grave de ne pas connaître Dieu, d’autant plus que Dieu a tout fait pour ce peuple. C’est grave parce que c’est une mort en soi plus horrible que la mort du corps. Or Dieu ne veut pas que nous mourrions.

2. Cependant il est vrai qu’il y avait aussi de faux prophètes. Des hommes qui prétendaient avoir été envoyés par Dieu, mais ils proféraient des mensonges. Les Juifs avaient-ils peur que Jésus les trompe, qu’il soit un faux prophète ? Plusieurs critères permettent d’authentifier la parole qui vient de Dieu. Le premier et le plus important est la fidélité à la loi donnée par Dieu. Dieu ne se contredit pas. Parfois nous pouvons ne pas comprendre. Mais ça ne veut pas dire que Dieu se contredit. Lui, Il est la vérité et l’intelligence suprême, ce qui est très différent de nous, les hommes. Vient ensuite un deuxième critère : l’accomplissement de la parole. Si Dieu dit quelque chose, Il le fait. Sa parole est créatrice. Donc si un prophète annonce quelque chose qui ne se réalise pas, il ne vient pas de Dieu. Mais si ça c’est accompli, il faut que ce soit en accord avec le premier critère.
Et un troisième critère est la persécution. Même si le prophète annonce parfois la paix, le retour des exilés ou la libération, il appelle toujours à la conversion. Et souvent ce dernier appel est accompagné de guerres, et de malheurs. Serait-ce parce que nous sommes lents à croire et que sans signes nous n’écouterions pas ? Nous comprenons facilement que ce genre d’annonce n’attire pas la sympathie du public. Il n’y gagne souvent que des ennuis. Car peu nombreux sont ceux qui acceptent d’entendre, qu’ils ont un cœur qu’il faut encore purifier, qu’ils sont encore loin du Seigneur, qu’il faut changer certaines choses dans leur vie qui les empêchent de suivre leur Dieu. Or Jésus suit les trois critères : Il est fidèle à la loi en tout ce qu’Il fait et ses œuvres témoignent qu’Il vient du Père ; sa parole s’accomplit : combien de Juifs n’ont-ils pas été témoins de miracles ?, et ses paroles encourageaient à se convertir ; enfin, Jésus a été persécuté : nous le voyons dans cette violente altercation d’aujourd’hui entre Lui et les Juifs. Oui, Jésus vient de Dieu. Il le dit et le répète. Quel contraste entre ceux qui « crurent en lui » et ceux qui ne l’ont pas reconnu.

3. Pour ces derniers la mort de Jésus est une question de temps. Déjà ici ils essaient de le lapider puis de l’arrêter. Dans leurs cœurs ils ont déjà décidé de le tuer. Jésus le sait. Il connaît leurs cœurs, puisqu’il est Dieu. Mais son regard de Fils est cloué dans les yeux de son Père. Son cœur unit la terre et le ciel ; nous, les hommes pécheurs, à l’amour miséricordieux. Il sait que « c’est à toi que j’ai confié ma cause » dans une prière continue et souvent silencieuse. Sa confiance est si grande qu’Il est conscient qu’Il peut être livré à ses ennemis, et frappé, et mourir, mais même dans ce cas Il continue à dire : « Je t’aime, Seigneur, ma force : Seigneur, mon roc, ma forteresse, Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite, mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire ! » Parce que le Seigneur veille sur les siens, le Seigneur est avec les siens et Il les délivrera, même si cela nous paraît impossible. Oui, dans la mort, Jésus continue à s’abandonner entre les mains de son Père. Même si sa condamnation et sa mort sont injustes. On Le tue pour ce qu’Il est vraiment : le Fils de Dieu ! Il n’a pas menti. L’homme a tué Dieu. Son Dieu ! Le titre de Jésus sur la croix est bien vrai : INRI, celui-ci est le Roi des Juifs. Et il est aussi le roi de tous, comme Dieu avait choisi le peuple d’Israël, pour atteindre toutes les nations. Ce Messie, qui va mourir, n’a pas peur de la mort. Car iI sait que Celui qui donne la vie, c’est le Père. Non seulement c’est un exemple, mais Il nous appelle à le suivre. Nous sommes Chrétiens, Christ-iens, c’est-à-dire ceux qui suivent le Christ. Tel Maître, tels disciples.

Dialogue avec le Christ

Jésus, je T’adore ! Je reconnais que Tu es Dieu. Merci de la foi que Tu m’as donnée. Fais que je Te contemple, de telle manière que je Te suive jusqu’à la croix et ne T’abandonne jamais.

Résolution

Chaque fois que je sens que quelqu’un ou quelque chose est contre moi, me tourner vers Jésus sur la croix (par le regard ou en pensée) et penser au regard qu’Il avait, pour chacun de ceux qui étaient contre Lui sur le Golgotha.

                                            


                                                          Communaute Marie Bethanie