lundi 22 avril 2013

POLYGAMIE ET MONOGAMIE : QU'ENSEIGNE LA BIBLE ?


 
 


Avant de répondre à cette interrogation, il faut préciser que notre sujet a pour but d’interroger la « Bible », et non d’interroger l’église. Toutefois, nous pourrons donner la position de certaines églises sur le sujet. Enfin, il n’est pas question de religion dans ce texto, mais simplement de ce qu’enseigne la « Sainte Bible ». Dont acte.

La sainte Bible.

La « Bible » distingue clairement la « polygynie », la « polyandrie », la « polygamie », et la « monogamie ».
- La « polygynie » est le fait pour un homme de vivre avec plusieurs femmes. Tandis que la « polyandrie » est la situation où une femme vit avec plusieurs hommes. (Il faut souligner que la vie dont-il est question ici signifie qu’on n’est pas marié.)
- En revanche, la « polygamie » concerne aussi bien l’homme ou la femme. C’est l’état d’un homme qui a contracté plusieurs unions avec plusieurs femmes, ou d’une femme qui épouse plusieurs hommes ; l’un et l’autre sont donc considérés comme polygames.
Cette précision était de taille, car contrairement aux idées véhiculées, plusieurs hommes parmi nous, vivent avec plusieurs femmes sans pour autant avoir contracté de mariage avec ces femmes. Il en est de même de plusieurs femmes qui pratiquent la « polyandrie ».
On peut estimer cela en termes de pourcentage en affirmant sans grand risque de se tromper que 7 hommes sur 10 vivent en polygynie, alors que la «polyandrie » est seulement pratiquée par 4 femmes sur 10, mais ce chiffre est en progression. En revanche, la « polygamie » a tendance à disparaitre, et laisser la place à la « polygynie » et à la « monogamie ».
Pourtant, l’institution du « mariage monogamique » vient de Dieu, même si aucun texte biblique ne parle clairement du sujet. Si Lamek était le premier polygynique, la première raison de la polygamie selon la Bible est le désir d’avoir une descendance. Tandis que l’Ancien Testament n’est ni contre, ni en faveur de la « polygamie ». On observe qu’aucun polygame n’est mentionné dans le Nouveau Testament, elle est même condamnée par les Rabbins au 14è siècle. Et ni Jésus, à qui on n’a pas posé la question sur le sujet, ni Paul, n’en parlent.
En revanche, les églises ont différentes positions sur le sujet. Pour l’« église anglicane », la « polygamie » est une contradiction, alors que l’«église catholique » la condamne sans autre forme de procès. 
Si tout au long de la « Bible » on remarque que Dieu ne condamne pas la « polygamie », cela ne signifie pas non plus qu’il l’approuve. En conclusion, ce qu’il faut retenir, c’est que la « monogamie » et la « fidélité »  sont l’image de l’alliance de Dieu avec son peuple. C’est cette idée d’alliance exclusive qui fonde le « mariage monogamique ». C’est cette alliance que l’un et l’autre des époux doivent respecter dans le couple.procès. 
Celui qui a des oreilles qu'il entende !


Tiens,Tenez, donc !

EVANGILE DU JOUR

 

Date : vendredi 22 mars 2013


 

Les méditations

                                                              Jésus est condamné


Evangile selon St Jean, chapitre 10, 31-42


Les Juifs allèrent de nouveau chercher des pierres pour lapider Jésus.
Celui-ci prit la parole : « J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes de la part du Père. Pour laquelle voulez-vous me lapider ? »
Les Juifs lui répondirent : « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, c’est parce que tu blasphèmes : tu n’es qu’un homme, et tu prétends être Dieu. »
Jésus leur répliqua : « Il est écrit dans votre Loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux. Donc, ceux à qui la parole de Dieu s’adressait, la Loi les appelle des dieux ; et l’Écriture ne peut pas être abolie. Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : ’Tu blasphèmes’, parce que j’ai dit : Je suis le Fils de Dieu. Si je n’accomplis pas les oeuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les accomplis, quand bien même vous refuseriez de me croire, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. » Les Juifs cherchaient de nouveau à l’arrêter, mais il leur échappa.


Prière d'introduction

Jésus je Te regarde, Toi qui es cloué sur la croix. Tu as l’air d’un malfaiteur, d’un condamné. Marie, mère de Jésus et ma mère, prends-moi par la main pour que je sois au pied de la croix avec Toi, et apprends-moi à contempler Jésus et à l’adorer.

Demande

Connaître plus qui est Dieu, ce Dieu crucifié en contemplant ce qu’Il a fait pour moi.

Points de réflexion

1. Jésus est persécuté par les siens, les Juifs. C’est ce qu’ont souffert tous les prophètes, du premier au dernier, Jean-Baptiste. Jérémie est passé par ces ravins de la mort et il écrit dans ses confessions les menaces qui pèsent sur lui : « Allons le dénoncer, l’homme qui voit partout la terreur ! » Même ses amis sont contre lui. Jésus n’est pas contre les prophètes. Au contraire, Il les suit, sa vie en témoigne. D’ailleurs des disciples de Jean-Baptiste sont venus à Lui, Jésus, pour Le suivre. Et certains ont reconnu : « Jean n’a pas accompli de signe ; mais tout ce qu’il a dit au sujet de celui-ci était vrai. »Comme les prophètes, Jésus est envoyé par le Père. Ce n’est pas Lui qui a décidé tout seul de venir en mission. Et comme les prophètes, Il parle, annonce, et aussi dérange. Les Juifs le disent bien : ce n’est pas à cause de ce qu’Il a fait, mais à cause de ce qu’Il dit. Ses paroles sont un appel à la conversion et dénoncent le fait de se croire sauvé, de se croire quelqu’un de bon, grâce à une pratique apparemment fidèle de la Loi, et de se servir de cette excuse aux yeux des hommes pour continuer à être orgueilleux et égoïste. Ils ne connaissent pas Dieu qui « scrute l’homme juste », Lui voit « les reins et les cœurs ». Et le prophète ne peut se taire, car c’est grave de ne pas connaître Dieu, d’autant plus que Dieu a tout fait pour ce peuple. C’est grave parce que c’est une mort en soi plus horrible que la mort du corps. Or Dieu ne veut pas que nous mourrions.

2. Cependant il est vrai qu’il y avait aussi de faux prophètes. Des hommes qui prétendaient avoir été envoyés par Dieu, mais ils proféraient des mensonges. Les Juifs avaient-ils peur que Jésus les trompe, qu’il soit un faux prophète ? Plusieurs critères permettent d’authentifier la parole qui vient de Dieu. Le premier et le plus important est la fidélité à la loi donnée par Dieu. Dieu ne se contredit pas. Parfois nous pouvons ne pas comprendre. Mais ça ne veut pas dire que Dieu se contredit. Lui, Il est la vérité et l’intelligence suprême, ce qui est très différent de nous, les hommes. Vient ensuite un deuxième critère : l’accomplissement de la parole. Si Dieu dit quelque chose, Il le fait. Sa parole est créatrice. Donc si un prophète annonce quelque chose qui ne se réalise pas, il ne vient pas de Dieu. Mais si ça c’est accompli, il faut que ce soit en accord avec le premier critère.
Et un troisième critère est la persécution. Même si le prophète annonce parfois la paix, le retour des exilés ou la libération, il appelle toujours à la conversion. Et souvent ce dernier appel est accompagné de guerres, et de malheurs. Serait-ce parce que nous sommes lents à croire et que sans signes nous n’écouterions pas ? Nous comprenons facilement que ce genre d’annonce n’attire pas la sympathie du public. Il n’y gagne souvent que des ennuis. Car peu nombreux sont ceux qui acceptent d’entendre, qu’ils ont un cœur qu’il faut encore purifier, qu’ils sont encore loin du Seigneur, qu’il faut changer certaines choses dans leur vie qui les empêchent de suivre leur Dieu. Or Jésus suit les trois critères : Il est fidèle à la loi en tout ce qu’Il fait et ses œuvres témoignent qu’Il vient du Père ; sa parole s’accomplit : combien de Juifs n’ont-ils pas été témoins de miracles ?, et ses paroles encourageaient à se convertir ; enfin, Jésus a été persécuté : nous le voyons dans cette violente altercation d’aujourd’hui entre Lui et les Juifs. Oui, Jésus vient de Dieu. Il le dit et le répète. Quel contraste entre ceux qui « crurent en lui » et ceux qui ne l’ont pas reconnu.

3. Pour ces derniers la mort de Jésus est une question de temps. Déjà ici ils essaient de le lapider puis de l’arrêter. Dans leurs cœurs ils ont déjà décidé de le tuer. Jésus le sait. Il connaît leurs cœurs, puisqu’il est Dieu. Mais son regard de Fils est cloué dans les yeux de son Père. Son cœur unit la terre et le ciel ; nous, les hommes pécheurs, à l’amour miséricordieux. Il sait que « c’est à toi que j’ai confié ma cause » dans une prière continue et souvent silencieuse. Sa confiance est si grande qu’Il est conscient qu’Il peut être livré à ses ennemis, et frappé, et mourir, mais même dans ce cas Il continue à dire : « Je t’aime, Seigneur, ma force : Seigneur, mon roc, ma forteresse, Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite, mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire ! » Parce que le Seigneur veille sur les siens, le Seigneur est avec les siens et Il les délivrera, même si cela nous paraît impossible. Oui, dans la mort, Jésus continue à s’abandonner entre les mains de son Père. Même si sa condamnation et sa mort sont injustes. On Le tue pour ce qu’Il est vraiment : le Fils de Dieu ! Il n’a pas menti. L’homme a tué Dieu. Son Dieu ! Le titre de Jésus sur la croix est bien vrai : INRI, celui-ci est le Roi des Juifs. Et il est aussi le roi de tous, comme Dieu avait choisi le peuple d’Israël, pour atteindre toutes les nations. Ce Messie, qui va mourir, n’a pas peur de la mort. Car iI sait que Celui qui donne la vie, c’est le Père. Non seulement c’est un exemple, mais Il nous appelle à le suivre. Nous sommes Chrétiens, Christ-iens, c’est-à-dire ceux qui suivent le Christ. Tel Maître, tels disciples.

Dialogue avec le Christ

Jésus, je T’adore ! Je reconnais que Tu es Dieu. Merci de la foi que Tu m’as donnée. Fais que je Te contemple, de telle manière que je Te suive jusqu’à la croix et ne T’abandonne jamais.

Résolution

Chaque fois que je sens que quelqu’un ou quelque chose est contre moi, me tourner vers Jésus sur la croix (par le regard ou en pensée) et penser au regard qu’Il avait, pour chacun de ceux qui étaient contre Lui sur le Golgotha.

                                            


                                                          Communaute Marie Bethanie

EVANGILE DU JOUR

 

Date : vendredi 22 mars 2013


 

Les méditations

                                                              Jésus est condamné


Evangile selon St Jean, chapitre 10, 31-42


Les Juifs allèrent de nouveau chercher des pierres pour lapider Jésus.
Celui-ci prit la parole : « J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes de la part du Père. Pour laquelle voulez-vous me lapider ? »
Les Juifs lui répondirent : « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, c’est parce que tu blasphèmes : tu n’es qu’un homme, et tu prétends être Dieu. »
Jésus leur répliqua : « Il est écrit dans votre Loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux. Donc, ceux à qui la parole de Dieu s’adressait, la Loi les appelle des dieux ; et l’Écriture ne peut pas être abolie. Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : ’Tu blasphèmes’, parce que j’ai dit : Je suis le Fils de Dieu. Si je n’accomplis pas les oeuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les accomplis, quand bien même vous refuseriez de me croire, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. » Les Juifs cherchaient de nouveau à l’arrêter, mais il leur échappa.


Prière d'introduction

Jésus je Te regarde, Toi qui es cloué sur la croix. Tu as l’air d’un malfaiteur, d’un condamné. Marie, mère de Jésus et ma mère, prends-moi par la main pour que je sois au pied de la croix avec Toi, et apprends-moi à contempler Jésus et à l’adorer.

Demande

Connaître plus qui est Dieu, ce Dieu crucifié en contemplant ce qu’Il a fait pour moi.

Points de réflexion

1. Jésus est persécuté par les siens, les Juifs. C’est ce qu’ont souffert tous les prophètes, du premier au dernier, Jean-Baptiste. Jérémie est passé par ces ravins de la mort et il écrit dans ses confessions les menaces qui pèsent sur lui : « Allons le dénoncer, l’homme qui voit partout la terreur ! » Même ses amis sont contre lui. Jésus n’est pas contre les prophètes. Au contraire, Il les suit, sa vie en témoigne. D’ailleurs des disciples de Jean-Baptiste sont venus à Lui, Jésus, pour Le suivre. Et certains ont reconnu : « Jean n’a pas accompli de signe ; mais tout ce qu’il a dit au sujet de celui-ci était vrai. »Comme les prophètes, Jésus est envoyé par le Père. Ce n’est pas Lui qui a décidé tout seul de venir en mission. Et comme les prophètes, Il parle, annonce, et aussi dérange. Les Juifs le disent bien : ce n’est pas à cause de ce qu’Il a fait, mais à cause de ce qu’Il dit. Ses paroles sont un appel à la conversion et dénoncent le fait de se croire sauvé, de se croire quelqu’un de bon, grâce à une pratique apparemment fidèle de la Loi, et de se servir de cette excuse aux yeux des hommes pour continuer à être orgueilleux et égoïste. Ils ne connaissent pas Dieu qui « scrute l’homme juste », Lui voit « les reins et les cœurs ». Et le prophète ne peut se taire, car c’est grave de ne pas connaître Dieu, d’autant plus que Dieu a tout fait pour ce peuple. C’est grave parce que c’est une mort en soi plus horrible que la mort du corps. Or Dieu ne veut pas que nous mourrions.

2. Cependant il est vrai qu’il y avait aussi de faux prophètes. Des hommes qui prétendaient avoir été envoyés par Dieu, mais ils proféraient des mensonges. Les Juifs avaient-ils peur que Jésus les trompe, qu’il soit un faux prophète ? Plusieurs critères permettent d’authentifier la parole qui vient de Dieu. Le premier et le plus important est la fidélité à la loi donnée par Dieu. Dieu ne se contredit pas. Parfois nous pouvons ne pas comprendre. Mais ça ne veut pas dire que Dieu se contredit. Lui, Il est la vérité et l’intelligence suprême, ce qui est très différent de nous, les hommes. Vient ensuite un deuxième critère : l’accomplissement de la parole. Si Dieu dit quelque chose, Il le fait. Sa parole est créatrice. Donc si un prophète annonce quelque chose qui ne se réalise pas, il ne vient pas de Dieu. Mais si ça c’est accompli, il faut que ce soit en accord avec le premier critère.
Et un troisième critère est la persécution. Même si le prophète annonce parfois la paix, le retour des exilés ou la libération, il appelle toujours à la conversion. Et souvent ce dernier appel est accompagné de guerres, et de malheurs. Serait-ce parce que nous sommes lents à croire et que sans signes nous n’écouterions pas ? Nous comprenons facilement que ce genre d’annonce n’attire pas la sympathie du public. Il n’y gagne souvent que des ennuis. Car peu nombreux sont ceux qui acceptent d’entendre, qu’ils ont un cœur qu’il faut encore purifier, qu’ils sont encore loin du Seigneur, qu’il faut changer certaines choses dans leur vie qui les empêchent de suivre leur Dieu. Or Jésus suit les trois critères : Il est fidèle à la loi en tout ce qu’Il fait et ses œuvres témoignent qu’Il vient du Père ; sa parole s’accomplit : combien de Juifs n’ont-ils pas été témoins de miracles ?, et ses paroles encourageaient à se convertir ; enfin, Jésus a été persécuté : nous le voyons dans cette violente altercation d’aujourd’hui entre Lui et les Juifs. Oui, Jésus vient de Dieu. Il le dit et le répète. Quel contraste entre ceux qui « crurent en lui » et ceux qui ne l’ont pas reconnu.

3. Pour ces derniers la mort de Jésus est une question de temps. Déjà ici ils essaient de le lapider puis de l’arrêter. Dans leurs cœurs ils ont déjà décidé de le tuer. Jésus le sait. Il connaît leurs cœurs, puisqu’il est Dieu. Mais son regard de Fils est cloué dans les yeux de son Père. Son cœur unit la terre et le ciel ; nous, les hommes pécheurs, à l’amour miséricordieux. Il sait que « c’est à toi que j’ai confié ma cause » dans une prière continue et souvent silencieuse. Sa confiance est si grande qu’Il est conscient qu’Il peut être livré à ses ennemis, et frappé, et mourir, mais même dans ce cas Il continue à dire : « Je t’aime, Seigneur, ma force : Seigneur, mon roc, ma forteresse, Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite, mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire ! » Parce que le Seigneur veille sur les siens, le Seigneur est avec les siens et Il les délivrera, même si cela nous paraît impossible. Oui, dans la mort, Jésus continue à s’abandonner entre les mains de son Père. Même si sa condamnation et sa mort sont injustes. On Le tue pour ce qu’Il est vraiment : le Fils de Dieu ! Il n’a pas menti. L’homme a tué Dieu. Son Dieu ! Le titre de Jésus sur la croix est bien vrai : INRI, celui-ci est le Roi des Juifs. Et il est aussi le roi de tous, comme Dieu avait choisi le peuple d’Israël, pour atteindre toutes les nations. Ce Messie, qui va mourir, n’a pas peur de la mort. Car iI sait que Celui qui donne la vie, c’est le Père. Non seulement c’est un exemple, mais Il nous appelle à le suivre. Nous sommes Chrétiens, Christ-iens, c’est-à-dire ceux qui suivent le Christ. Tel Maître, tels disciples.

Dialogue avec le Christ

Jésus, je T’adore ! Je reconnais que Tu es Dieu. Merci de la foi que Tu m’as donnée. Fais que je Te contemple, de telle manière que je Te suive jusqu’à la croix et ne T’abandonne jamais.

Résolution

Chaque fois que je sens que quelqu’un ou quelque chose est contre moi, me tourner vers Jésus sur la croix (par le regard ou en pensée) et penser au regard qu’Il avait, pour chacun de ceux qui étaient contre Lui sur le Golgotha.

                                            


                                                          Communaute Marie Bethanie

EVANGILE DU JOUR

 

Date : vendredi 22 mars 2013


 

Les méditations

                                                              Jésus est condamné


Evangile selon St Jean, chapitre 10, 31-42


Les Juifs allèrent de nouveau chercher des pierres pour lapider Jésus.
Celui-ci prit la parole : « J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes de la part du Père. Pour laquelle voulez-vous me lapider ? »
Les Juifs lui répondirent : « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, c’est parce que tu blasphèmes : tu n’es qu’un homme, et tu prétends être Dieu. »
Jésus leur répliqua : « Il est écrit dans votre Loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux. Donc, ceux à qui la parole de Dieu s’adressait, la Loi les appelle des dieux ; et l’Écriture ne peut pas être abolie. Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : ’Tu blasphèmes’, parce que j’ai dit : Je suis le Fils de Dieu. Si je n’accomplis pas les oeuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les accomplis, quand bien même vous refuseriez de me croire, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. » Les Juifs cherchaient de nouveau à l’arrêter, mais il leur échappa.


Prière d'introduction

Jésus je Te regarde, Toi qui es cloué sur la croix. Tu as l’air d’un malfaiteur, d’un condamné. Marie, mère de Jésus et ma mère, prends-moi par la main pour que je sois au pied de la croix avec Toi, et apprends-moi à contempler Jésus et à l’adorer.

Demande

Connaître plus qui est Dieu, ce Dieu crucifié en contemplant ce qu’Il a fait pour moi.

Points de réflexion

1. Jésus est persécuté par les siens, les Juifs. C’est ce qu’ont souffert tous les prophètes, du premier au dernier, Jean-Baptiste. Jérémie est passé par ces ravins de la mort et il écrit dans ses confessions les menaces qui pèsent sur lui : « Allons le dénoncer, l’homme qui voit partout la terreur ! » Même ses amis sont contre lui. Jésus n’est pas contre les prophètes. Au contraire, Il les suit, sa vie en témoigne. D’ailleurs des disciples de Jean-Baptiste sont venus à Lui, Jésus, pour Le suivre. Et certains ont reconnu : « Jean n’a pas accompli de signe ; mais tout ce qu’il a dit au sujet de celui-ci était vrai. »Comme les prophètes, Jésus est envoyé par le Père. Ce n’est pas Lui qui a décidé tout seul de venir en mission. Et comme les prophètes, Il parle, annonce, et aussi dérange. Les Juifs le disent bien : ce n’est pas à cause de ce qu’Il a fait, mais à cause de ce qu’Il dit. Ses paroles sont un appel à la conversion et dénoncent le fait de se croire sauvé, de se croire quelqu’un de bon, grâce à une pratique apparemment fidèle de la Loi, et de se servir de cette excuse aux yeux des hommes pour continuer à être orgueilleux et égoïste. Ils ne connaissent pas Dieu qui « scrute l’homme juste », Lui voit « les reins et les cœurs ». Et le prophète ne peut se taire, car c’est grave de ne pas connaître Dieu, d’autant plus que Dieu a tout fait pour ce peuple. C’est grave parce que c’est une mort en soi plus horrible que la mort du corps. Or Dieu ne veut pas que nous mourrions.

2. Cependant il est vrai qu’il y avait aussi de faux prophètes. Des hommes qui prétendaient avoir été envoyés par Dieu, mais ils proféraient des mensonges. Les Juifs avaient-ils peur que Jésus les trompe, qu’il soit un faux prophète ? Plusieurs critères permettent d’authentifier la parole qui vient de Dieu. Le premier et le plus important est la fidélité à la loi donnée par Dieu. Dieu ne se contredit pas. Parfois nous pouvons ne pas comprendre. Mais ça ne veut pas dire que Dieu se contredit. Lui, Il est la vérité et l’intelligence suprême, ce qui est très différent de nous, les hommes. Vient ensuite un deuxième critère : l’accomplissement de la parole. Si Dieu dit quelque chose, Il le fait. Sa parole est créatrice. Donc si un prophète annonce quelque chose qui ne se réalise pas, il ne vient pas de Dieu. Mais si ça c’est accompli, il faut que ce soit en accord avec le premier critère.
Et un troisième critère est la persécution. Même si le prophète annonce parfois la paix, le retour des exilés ou la libération, il appelle toujours à la conversion. Et souvent ce dernier appel est accompagné de guerres, et de malheurs. Serait-ce parce que nous sommes lents à croire et que sans signes nous n’écouterions pas ? Nous comprenons facilement que ce genre d’annonce n’attire pas la sympathie du public. Il n’y gagne souvent que des ennuis. Car peu nombreux sont ceux qui acceptent d’entendre, qu’ils ont un cœur qu’il faut encore purifier, qu’ils sont encore loin du Seigneur, qu’il faut changer certaines choses dans leur vie qui les empêchent de suivre leur Dieu. Or Jésus suit les trois critères : Il est fidèle à la loi en tout ce qu’Il fait et ses œuvres témoignent qu’Il vient du Père ; sa parole s’accomplit : combien de Juifs n’ont-ils pas été témoins de miracles ?, et ses paroles encourageaient à se convertir ; enfin, Jésus a été persécuté : nous le voyons dans cette violente altercation d’aujourd’hui entre Lui et les Juifs. Oui, Jésus vient de Dieu. Il le dit et le répète. Quel contraste entre ceux qui « crurent en lui » et ceux qui ne l’ont pas reconnu.

3. Pour ces derniers la mort de Jésus est une question de temps. Déjà ici ils essaient de le lapider puis de l’arrêter. Dans leurs cœurs ils ont déjà décidé de le tuer. Jésus le sait. Il connaît leurs cœurs, puisqu’il est Dieu. Mais son regard de Fils est cloué dans les yeux de son Père. Son cœur unit la terre et le ciel ; nous, les hommes pécheurs, à l’amour miséricordieux. Il sait que « c’est à toi que j’ai confié ma cause » dans une prière continue et souvent silencieuse. Sa confiance est si grande qu’Il est conscient qu’Il peut être livré à ses ennemis, et frappé, et mourir, mais même dans ce cas Il continue à dire : « Je t’aime, Seigneur, ma force : Seigneur, mon roc, ma forteresse, Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite, mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire ! » Parce que le Seigneur veille sur les siens, le Seigneur est avec les siens et Il les délivrera, même si cela nous paraît impossible. Oui, dans la mort, Jésus continue à s’abandonner entre les mains de son Père. Même si sa condamnation et sa mort sont injustes. On Le tue pour ce qu’Il est vraiment : le Fils de Dieu ! Il n’a pas menti. L’homme a tué Dieu. Son Dieu ! Le titre de Jésus sur la croix est bien vrai : INRI, celui-ci est le Roi des Juifs. Et il est aussi le roi de tous, comme Dieu avait choisi le peuple d’Israël, pour atteindre toutes les nations. Ce Messie, qui va mourir, n’a pas peur de la mort. Car iI sait que Celui qui donne la vie, c’est le Père. Non seulement c’est un exemple, mais Il nous appelle à le suivre. Nous sommes Chrétiens, Christ-iens, c’est-à-dire ceux qui suivent le Christ. Tel Maître, tels disciples.

Dialogue avec le Christ

Jésus, je T’adore ! Je reconnais que Tu es Dieu. Merci de la foi que Tu m’as donnée. Fais que je Te contemple, de telle manière que je Te suive jusqu’à la croix et ne T’abandonne jamais.

Résolution

Chaque fois que je sens que quelqu’un ou quelque chose est contre moi, me tourner vers Jésus sur la croix (par le regard ou en pensée) et penser au regard qu’Il avait, pour chacun de ceux qui étaient contre Lui sur le Golgotha.

                                            


                                                          Communaute Marie Bethanie

EVANGILE DU JOUR

 

Date : vendredi 22 mars 2013


 

Les méditations

                                                              Jésus est condamné


Evangile selon St Jean, chapitre 10, 31-42


Les Juifs allèrent de nouveau chercher des pierres pour lapider Jésus.
Celui-ci prit la parole : « J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes de la part du Père. Pour laquelle voulez-vous me lapider ? »
Les Juifs lui répondirent : « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, c’est parce que tu blasphèmes : tu n’es qu’un homme, et tu prétends être Dieu. »
Jésus leur répliqua : « Il est écrit dans votre Loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux. Donc, ceux à qui la parole de Dieu s’adressait, la Loi les appelle des dieux ; et l’Écriture ne peut pas être abolie. Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : ’Tu blasphèmes’, parce que j’ai dit : Je suis le Fils de Dieu. Si je n’accomplis pas les oeuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les accomplis, quand bien même vous refuseriez de me croire, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. » Les Juifs cherchaient de nouveau à l’arrêter, mais il leur échappa.


Prière d'introduction

Jésus je Te regarde, Toi qui es cloué sur la croix. Tu as l’air d’un malfaiteur, d’un condamné. Marie, mère de Jésus et ma mère, prends-moi par la main pour que je sois au pied de la croix avec Toi, et apprends-moi à contempler Jésus et à l’adorer.

Demande

Connaître plus qui est Dieu, ce Dieu crucifié en contemplant ce qu’Il a fait pour moi.

Points de réflexion

1. Jésus est persécuté par les siens, les Juifs. C’est ce qu’ont souffert tous les prophètes, du premier au dernier, Jean-Baptiste. Jérémie est passé par ces ravins de la mort et il écrit dans ses confessions les menaces qui pèsent sur lui : « Allons le dénoncer, l’homme qui voit partout la terreur ! » Même ses amis sont contre lui. Jésus n’est pas contre les prophètes. Au contraire, Il les suit, sa vie en témoigne. D’ailleurs des disciples de Jean-Baptiste sont venus à Lui, Jésus, pour Le suivre. Et certains ont reconnu : « Jean n’a pas accompli de signe ; mais tout ce qu’il a dit au sujet de celui-ci était vrai. »Comme les prophètes, Jésus est envoyé par le Père. Ce n’est pas Lui qui a décidé tout seul de venir en mission. Et comme les prophètes, Il parle, annonce, et aussi dérange. Les Juifs le disent bien : ce n’est pas à cause de ce qu’Il a fait, mais à cause de ce qu’Il dit. Ses paroles sont un appel à la conversion et dénoncent le fait de se croire sauvé, de se croire quelqu’un de bon, grâce à une pratique apparemment fidèle de la Loi, et de se servir de cette excuse aux yeux des hommes pour continuer à être orgueilleux et égoïste. Ils ne connaissent pas Dieu qui « scrute l’homme juste », Lui voit « les reins et les cœurs ». Et le prophète ne peut se taire, car c’est grave de ne pas connaître Dieu, d’autant plus que Dieu a tout fait pour ce peuple. C’est grave parce que c’est une mort en soi plus horrible que la mort du corps. Or Dieu ne veut pas que nous mourrions.

2. Cependant il est vrai qu’il y avait aussi de faux prophètes. Des hommes qui prétendaient avoir été envoyés par Dieu, mais ils proféraient des mensonges. Les Juifs avaient-ils peur que Jésus les trompe, qu’il soit un faux prophète ? Plusieurs critères permettent d’authentifier la parole qui vient de Dieu. Le premier et le plus important est la fidélité à la loi donnée par Dieu. Dieu ne se contredit pas. Parfois nous pouvons ne pas comprendre. Mais ça ne veut pas dire que Dieu se contredit. Lui, Il est la vérité et l’intelligence suprême, ce qui est très différent de nous, les hommes. Vient ensuite un deuxième critère : l’accomplissement de la parole. Si Dieu dit quelque chose, Il le fait. Sa parole est créatrice. Donc si un prophète annonce quelque chose qui ne se réalise pas, il ne vient pas de Dieu. Mais si ça c’est accompli, il faut que ce soit en accord avec le premier critère.
Et un troisième critère est la persécution. Même si le prophète annonce parfois la paix, le retour des exilés ou la libération, il appelle toujours à la conversion. Et souvent ce dernier appel est accompagné de guerres, et de malheurs. Serait-ce parce que nous sommes lents à croire et que sans signes nous n’écouterions pas ? Nous comprenons facilement que ce genre d’annonce n’attire pas la sympathie du public. Il n’y gagne souvent que des ennuis. Car peu nombreux sont ceux qui acceptent d’entendre, qu’ils ont un cœur qu’il faut encore purifier, qu’ils sont encore loin du Seigneur, qu’il faut changer certaines choses dans leur vie qui les empêchent de suivre leur Dieu. Or Jésus suit les trois critères : Il est fidèle à la loi en tout ce qu’Il fait et ses œuvres témoignent qu’Il vient du Père ; sa parole s’accomplit : combien de Juifs n’ont-ils pas été témoins de miracles ?, et ses paroles encourageaient à se convertir ; enfin, Jésus a été persécuté : nous le voyons dans cette violente altercation d’aujourd’hui entre Lui et les Juifs. Oui, Jésus vient de Dieu. Il le dit et le répète. Quel contraste entre ceux qui « crurent en lui » et ceux qui ne l’ont pas reconnu.

3. Pour ces derniers la mort de Jésus est une question de temps. Déjà ici ils essaient de le lapider puis de l’arrêter. Dans leurs cœurs ils ont déjà décidé de le tuer. Jésus le sait. Il connaît leurs cœurs, puisqu’il est Dieu. Mais son regard de Fils est cloué dans les yeux de son Père. Son cœur unit la terre et le ciel ; nous, les hommes pécheurs, à l’amour miséricordieux. Il sait que « c’est à toi que j’ai confié ma cause » dans une prière continue et souvent silencieuse. Sa confiance est si grande qu’Il est conscient qu’Il peut être livré à ses ennemis, et frappé, et mourir, mais même dans ce cas Il continue à dire : « Je t’aime, Seigneur, ma force : Seigneur, mon roc, ma forteresse, Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite, mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire ! » Parce que le Seigneur veille sur les siens, le Seigneur est avec les siens et Il les délivrera, même si cela nous paraît impossible. Oui, dans la mort, Jésus continue à s’abandonner entre les mains de son Père. Même si sa condamnation et sa mort sont injustes. On Le tue pour ce qu’Il est vraiment : le Fils de Dieu ! Il n’a pas menti. L’homme a tué Dieu. Son Dieu ! Le titre de Jésus sur la croix est bien vrai : INRI, celui-ci est le Roi des Juifs. Et il est aussi le roi de tous, comme Dieu avait choisi le peuple d’Israël, pour atteindre toutes les nations. Ce Messie, qui va mourir, n’a pas peur de la mort. Car iI sait que Celui qui donne la vie, c’est le Père. Non seulement c’est un exemple, mais Il nous appelle à le suivre. Nous sommes Chrétiens, Christ-iens, c’est-à-dire ceux qui suivent le Christ. Tel Maître, tels disciples.

Dialogue avec le Christ

Jésus, je T’adore ! Je reconnais que Tu es Dieu. Merci de la foi que Tu m’as donnée. Fais que je Te contemple, de telle manière que je Te suive jusqu’à la croix et ne T’abandonne jamais.

Résolution

Chaque fois que je sens que quelqu’un ou quelque chose est contre moi, me tourner vers Jésus sur la croix (par le regard ou en pensée) et penser au regard qu’Il avait, pour chacun de ceux qui étaient contre Lui sur le Golgotha.

                                            


                                                          Communaute Marie Bethanie

lundi 18 février 2013

T.L. Osborn est mort



T.L. Osborn est mortdimanche 17 février 2013, par Pasteur Aloys Evina

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L’Évangéliste T. L. Osborn, mondialement connu pour son ministère de guérison et de miracles, est décédé le jeudi 14 février 2013 à l’âge de 89 ans. La communauté chrétienne rendra un hommage mérité au pionnier de "l’évangélisation de masse" le 6 mars prochain au "Christ’s Chapel" de l’Université Oral Roberts à Tulsa, Oklahoma.
"Mon père bien-aimé, le Dr TL Osborn, l’homme connu dans le monde entier comme 
’e pasteur miracle’ est entré dans son repos éternel le Jeudi 14 février 2013. Il n’était pas malade. Le Seigneur a simplement rappelé à Lui son serviteur. Il est maintenant auprès du Seigneur Jésus qu’il a servi pendant 77 ans."
, a déclaré le Dr LaDonna Osborn pour annoncer la mort de son père.
Tommy Lee (T.L.) et Daisy Washburn Osborn ont été les pionniers dans le fait de prêcher l’Évangile en plein air, dans des stades et des parcs, devant des foules allant de 20 000 à 300 000 personnes dans une centaine de nations.
TL et Daisy Osborn créent Osborn Ministries International et débutent l’évangélisation de masse en organisant une première série de croisades à Kingston en Jamaïque (1949), à Ponce au Porto Rico (1951), à Camaguey au Cuba (1952), à Punto Fijo au Venezuela (1954), à Ibadan au Nigeria (1957), à Rennes en France (1958) et à La Haye aux Pays-Bas.
Après le décès de Daisy Washburn le 27 mai 1995 des suites d’un cancer, T.L. Osborn a continué son ministère d’évangélisation avec sa fille LaDonna.
De nombreux miracles ont été confirmés lors des dernières réunions d’évangélisation de T.L. Osborn sur l’esplanade de Vincennes à Paris en 2006.
Prions que le Seigneur console la fille et les proches de ce grand homme de Dieu.

jeudi 3 janvier 2013

Barack Obama à la veillée de prière interconfessionnelle Sandy Hook


veillée de prière interconfessionnelle Sandy Hookmercredi 26 décembre 2012, par Pasteur Aloys Evina

S'INSCRIRE A CHRETIENS EN RESEAU
Le président américain, Barack Obama, a participé à la veillée de prière interconfessionnelle Sandy Hook. Voici le discours qu’il a prononcé à cette occasion :
"Merci, Monsieur le Gouverneur. À toutes les familles, aux premiers intervenants, à la communauté de Newtown, aux membres du clergé, aux invités— l’Évangile dit : « Nous ne perdons pas courage. Et lors même que notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. Car nos légères afflictions du moment produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles ; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles. Nous savons, en effet, que, si cette tente où nous habitons sur la terre est détruite, nous avons dans le ciel un édifice qui est l’ouvrage de Dieu, une demeure éternelle qui n’a pas été faite de main d’homme. »
Nous sommes réunis ici pour commémorer vingt magnifiques enfants et six adultes remarquables. Ils ont perdu leurs vies dans une école qui aurait pu être n’importe quelle école ; dans une petite ville pleine de bonnes et honnêtes personnes qui aurait pu être n’importe quelle ville aux États-Unis.
Ici à Newtown, je viens offrir l’amour et les prières d’une nation. Je suis très conscient du fait que de simples mots ne peuvent se mesurer à la profondeur de votre chagrin, ni guérir les blessures de vos cœurs. Je peux seulement espérer que cela vous aidera à comprendre que vous n’êtes pas seuls dans votre deuil ; que notre monde a aussi été déchiré ; qu’à travers tout ce pays qui est le nôtre, nous avons pleuré avec vous, nous avons serré fort nos enfants contre nos cœurs. Et il vous faut savoir que ce quelque réconfort que nous puissions vous apporter, nous l’apporterons ; que cette quelque portion de tristesse que nous puissions partager avec vous pour alléger votre pesant fardeau, nous la subirons volontiers. Newtown - vous n’êtes pas seuls.
Au cours de ces derniers jours difficiles, vous nous avez aussi inspirés grâce à des histoires remplies de force et de volonté et de sacrifice. Nous savons que lorsque le danger est arrivé dans les couloirs de l’école primaire Sandy Hook, le personnel de l’école n’a pas bronché, ils n’ont pas hésité. Dawn Hochsprung et Mary Sherlach, Vicki Soto, Lauren Rousseau, Rachel Davino et Anne Marie Murphy - ont réagi de la manière que nous espérons tous serait aussi la nôtre dans des circonstances aussi terrifiantes - avec courage et amour, donnant leurs vies pour protéger les enfants qui leur avaient été confiés.
Nous savons qu’il y a eu d’autres enseignants qui se sont barricadés à l’intérieur des salles de classes, et sont restés calmes tout au long de l’attaque, et qu’ils ont rassuré leurs élèves en disant « Attendez que les bons gars arrivent, ils arrivent » ; « Montrez-moi vos sourires ».
Et nous savons que les bons gars sont arrivés. Les premiers intervenants qui se sont précipités vers le lieu, aidant à guider vers un endroit sûr ceux qui étaient en danger, repoussant leur propre choc et traumatisme parce qu’ils avaient un travail à faire, et que les autres avaient encore plus besoin d’eux.
Et puis il y a eu des scènes où les écoliers se sont aidés les uns les autres, se tenant dans les bras les uns les autres, suivant sagement les instructions comme le font parfois les jeunes enfants ; un enfant a même essayé d’encourager un adulte en disant, « Je fais du karaté. Donc c’est bon. Je vais guider les autres vers la sortie ». (Rires.)
En tant que communauté, vous nous avez inspirés, Newtown. Face à une violence indescriptible, face au mal impensable, vous avez fait attention les uns aux autres, pris soin les uns des autres, donné de l’amour les uns aux autres. C’est ainsi qu’on se souviendra de Newtown. Et avec le temps, et la grâce de Dieu, c’est cet amour qui vous accompagnera jusqu’à la lueur du jour.
Mais nous, en tant que nation, nous nous retrouvons face à de difficiles questions. Quelqu’un un jour a décrit la joie et l’angoisse d’être parent comme le fait de porter son cœur à l’extérieur de son corps en permanence, de se promener avec. Dès leur tout premier cri, cette partie la plus précieuse et essentielle de nous-mêmes - notre enfant - est soudainement exposée au monde, au risque d’incidents ou de malveillance. Et chaque parent sait qu’il ferait tout pour protéger un enfant du danger. Et pourtant, nous savons également que de leurs tous premiers pas et avec chaque pas qui suit, les enfants s’éloignent de nous ; que nous ne serons pas - que nous ne pourrons pas toujours être là pour eux. Ils souffriront de maladies et de reculs, de cœurs brisés et de déceptions. Et nous apprenons que notre tâche la plus importante est de leur donner ce dont ils ont besoin pour devenir autonomes et compétents et résilients, prêt à affronter le monde sans peur.
Et nous savons que nous ne pouvons pas le faire par nous-mêmes. C’est choquant lorsqu’on arrive au point où on réalise que, malgré l’étendue de l’amour qu’on porte à nos enfants, on ne peut pas y arriver tout seul. Que ce travail de garder nos enfants en sûreté, et de bien les éduquer, c’est quelque chose que nous ne pouvons que faire ensemble, avec l’aide d’amis et de voisins, avec l’aide d’une communauté, d’une nation. Et c’est ainsi que nous parvenons à la réalisation que nous avons une responsabilité envers chaque enfant, car nous comptons sur les autres pour nous aider à prendre soin du nôtre ; que nous sommes tous parents ; qu’ils sont tous nos enfants.
C’est là notre tâche première - prendre soin de nos enfants. C’est notre devoir premier. Si nous échouons à cela, nous échouerons à tout. C’est en fonction de cela que nous serons jugés, en tant que société.
Et selon cette mesure, pouvons-nous vraiment dire, en tant que nation, que nous respectons nos obligations ? Pouvons-nous honnêtement dire que nous en faisons assez pour garder nos enfants - tous nos enfants - à l’abri du danger ? Pouvons-nous prétendre, en tant que nation, que nous sommes tous ensemble investis, à leur faire savoir qu’ils sont aimés, et à leur apprendre à aimer en retour ? Pouvons-nous dire que nous en faisons véritablement assez pour donner à tous les enfants de ce pays l’opportunité qu’ils méritent de vivre leur vie dans la joie et avec une raison d’être ?
Je réfléchis à ça depuis quelques jours, et si nous sommes honnêtes avec nous-mêmes, la réponse est non. Nous n’en faisons pas assez. Et cela doit changer.
Depuis que je suis Président, c’est la quatrième fois que nous sommes réunis pour réconforter une communauté en deuil, déchirée par une fusillade. La quatrième fois que nous serrons les survivants dans nos bras. La quatrième fois que nous consolons les familles des victimes. Et entre ces événements, il y a eu une série interminable de fusillades meurtrières à travers le pays, des rapports presque quotidiens de victimes, dont beaucoup d’enfants, dans les petites villes et les grandes villes à travers l’Amérique - victimes dont, la plupart du temps, la seule faute était de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment.
Nous ne pouvons plus tolérer ça. Ces tragédies doivent cesser. Et pour y mettre fin, nous devons changer. On nous dira que les causes de cette violence sont complexes, et c’est vrai. Aucune loi unique - aucun ensemble de lois ne peut éliminer le mal du monde, ou empêcher tout acte de violence insensé dans notre société.
Mais cela ne peut pas être une excuse pour ne pas agir. Nous pouvons sûrement faire mieux que ça. S’il existe ne serait-ce qu’une seule mesure que nous pouvons prendre pour sauver un autre enfant, ou un autre parent, ou une autre ville, de la douleur ressentie par Tucson, Aurora, Oak Creek, et Newtown, et par des communautés comme Columbine ou Blacksburg auparavant - alors sûrement nous nous devons d’essayer.
Dans les prochaines semaines, je vais utiliser tout le pouvoir que détient ce bureau pour engager mes concitoyens - des force du maintien de l’ordre aux professionnels de la santé mentale, les parents et les éducateurs - dans un effort visant à prévenir d’autres tragédies de ce genre. Car quel choix avons-nous ? Nous ne pouvons accepter de tels événements comme la routine. Sommes-nous vraiment prêts à dire que nous sommes impuissants face à un tel carnage, que la politique est trop compliquée ? Sommes-nous prêts à dire qu’une telle violence subie par nos enfants année après année après année est en quelque sorte le prix de notre liberté ?
Toutes les religions du monde - dont tant sont représentées ici aujourd’hui - sont basées sur une question simple : pourquoi sommes-nous là ? Qu’est-ce qui donne un sens à notre vie ? Qu’est-ce qui donne un but à nos actes ? Nous savons que notre passage sur cette Terre est éphémère. Nous savons que nous connaîtrons tous notre part de plaisir et de douleur ; que même après avoir poursuivi quelque but terrestre, qu’il s’agisse de richesse ou de pouvoir ou de gloire, ou tout simplement de confort, nous allons, d’une manière ou d’une autre, ne pas être à la hauteur de ce que nous avions espéré. Nous savons que malgré nos bonnes intentions, nous allons tous chuter par moments, d’une manière ou d’une autre. Nous ferons des erreurs, nous connaîtrons des difficultés. Et même quand nous essayons de faire ce qui est juste, nous savons qu’une grande partie de notre temps sera consacrée à avancer à tâtons dans l’obscurité, si souvent incapables de discerner les plans célestes de Dieu.
Il n’y a qu’une chose dont nous pouvons être sûr, c’est l’amour que nous avons - pour nos enfants, pour nos familles, les uns pour les autres. La chaleur de l’étreinte d’un petit enfant - c’est vrai. Les souvenirs que nous avons d’eux, la joie qu’ils apportent, l’émerveillement que nous voyons à travers leurs yeux, cet amour féroce et sans limites que nous ressentons pour eux, un amour qui nous fait sortir de nous-mêmes, et nous lie à quelque chose de plus grand - nous savons que c’est ce qui compte. Nous savons que nous sommes toujours en train de faire ce qui est juste quand nous prenons soin d’eux, quand nous sommes de bons exemples, quand nous leur montrons des actes de bonté. Nous ne nous trompons pas lorsque nous faisons ça.
C’est ce dont nous pouvons être sûrs. Et c’est ce que vous, les gens de Newtown, nous avez rappelé. C’est comme ça que vous nous avez inspirés. Vous nous rappelez ce qui compte. Et c’est ce qui doit nous faire avancer dans tout ce que nous faisons, aussi longtemps que Dieu juge bon de nous garder sur cette Terre.
« Laissez venir à moi les petits enfants », a dit Jésus, « et ne les en empêchez pas - car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent ».
Charlotte. Daniel. Olivia. Josephine. Ana. Dylan. Madeleine. Catherine. Chase. Jesse. James. Grace. Emilie. Jack. Noah. Caroline. Jessica. Benjamin. Avielle. Allison.
Dieu les a tous rappelés à Lui. Pour ceux d’entre nous qui restons, trouvons la force de continuer et de rendre notre pays digne de leur mémoire.
Que Dieu bénisse et garde ceux que nous avons perdus dans Son lieu céleste. Qu’Il accorde son Saint Réconfort à ceux que nous avons encore parmi nous. Et qu’Il bénisse et protège cette communauté, et les États-Unis d’Amérique."