jeudi 3 janvier 2013

Barack Obama à la veillée de prière interconfessionnelle Sandy Hook


veillée de prière interconfessionnelle Sandy Hookmercredi 26 décembre 2012, par Pasteur Aloys Evina

S'INSCRIRE A CHRETIENS EN RESEAU
Le président américain, Barack Obama, a participé à la veillée de prière interconfessionnelle Sandy Hook. Voici le discours qu’il a prononcé à cette occasion :
"Merci, Monsieur le Gouverneur. À toutes les familles, aux premiers intervenants, à la communauté de Newtown, aux membres du clergé, aux invités— l’Évangile dit : « Nous ne perdons pas courage. Et lors même que notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. Car nos légères afflictions du moment produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles ; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles. Nous savons, en effet, que, si cette tente où nous habitons sur la terre est détruite, nous avons dans le ciel un édifice qui est l’ouvrage de Dieu, une demeure éternelle qui n’a pas été faite de main d’homme. »
Nous sommes réunis ici pour commémorer vingt magnifiques enfants et six adultes remarquables. Ils ont perdu leurs vies dans une école qui aurait pu être n’importe quelle école ; dans une petite ville pleine de bonnes et honnêtes personnes qui aurait pu être n’importe quelle ville aux États-Unis.
Ici à Newtown, je viens offrir l’amour et les prières d’une nation. Je suis très conscient du fait que de simples mots ne peuvent se mesurer à la profondeur de votre chagrin, ni guérir les blessures de vos cœurs. Je peux seulement espérer que cela vous aidera à comprendre que vous n’êtes pas seuls dans votre deuil ; que notre monde a aussi été déchiré ; qu’à travers tout ce pays qui est le nôtre, nous avons pleuré avec vous, nous avons serré fort nos enfants contre nos cœurs. Et il vous faut savoir que ce quelque réconfort que nous puissions vous apporter, nous l’apporterons ; que cette quelque portion de tristesse que nous puissions partager avec vous pour alléger votre pesant fardeau, nous la subirons volontiers. Newtown - vous n’êtes pas seuls.
Au cours de ces derniers jours difficiles, vous nous avez aussi inspirés grâce à des histoires remplies de force et de volonté et de sacrifice. Nous savons que lorsque le danger est arrivé dans les couloirs de l’école primaire Sandy Hook, le personnel de l’école n’a pas bronché, ils n’ont pas hésité. Dawn Hochsprung et Mary Sherlach, Vicki Soto, Lauren Rousseau, Rachel Davino et Anne Marie Murphy - ont réagi de la manière que nous espérons tous serait aussi la nôtre dans des circonstances aussi terrifiantes - avec courage et amour, donnant leurs vies pour protéger les enfants qui leur avaient été confiés.
Nous savons qu’il y a eu d’autres enseignants qui se sont barricadés à l’intérieur des salles de classes, et sont restés calmes tout au long de l’attaque, et qu’ils ont rassuré leurs élèves en disant « Attendez que les bons gars arrivent, ils arrivent » ; « Montrez-moi vos sourires ».
Et nous savons que les bons gars sont arrivés. Les premiers intervenants qui se sont précipités vers le lieu, aidant à guider vers un endroit sûr ceux qui étaient en danger, repoussant leur propre choc et traumatisme parce qu’ils avaient un travail à faire, et que les autres avaient encore plus besoin d’eux.
Et puis il y a eu des scènes où les écoliers se sont aidés les uns les autres, se tenant dans les bras les uns les autres, suivant sagement les instructions comme le font parfois les jeunes enfants ; un enfant a même essayé d’encourager un adulte en disant, « Je fais du karaté. Donc c’est bon. Je vais guider les autres vers la sortie ». (Rires.)
En tant que communauté, vous nous avez inspirés, Newtown. Face à une violence indescriptible, face au mal impensable, vous avez fait attention les uns aux autres, pris soin les uns des autres, donné de l’amour les uns aux autres. C’est ainsi qu’on se souviendra de Newtown. Et avec le temps, et la grâce de Dieu, c’est cet amour qui vous accompagnera jusqu’à la lueur du jour.
Mais nous, en tant que nation, nous nous retrouvons face à de difficiles questions. Quelqu’un un jour a décrit la joie et l’angoisse d’être parent comme le fait de porter son cœur à l’extérieur de son corps en permanence, de se promener avec. Dès leur tout premier cri, cette partie la plus précieuse et essentielle de nous-mêmes - notre enfant - est soudainement exposée au monde, au risque d’incidents ou de malveillance. Et chaque parent sait qu’il ferait tout pour protéger un enfant du danger. Et pourtant, nous savons également que de leurs tous premiers pas et avec chaque pas qui suit, les enfants s’éloignent de nous ; que nous ne serons pas - que nous ne pourrons pas toujours être là pour eux. Ils souffriront de maladies et de reculs, de cœurs brisés et de déceptions. Et nous apprenons que notre tâche la plus importante est de leur donner ce dont ils ont besoin pour devenir autonomes et compétents et résilients, prêt à affronter le monde sans peur.
Et nous savons que nous ne pouvons pas le faire par nous-mêmes. C’est choquant lorsqu’on arrive au point où on réalise que, malgré l’étendue de l’amour qu’on porte à nos enfants, on ne peut pas y arriver tout seul. Que ce travail de garder nos enfants en sûreté, et de bien les éduquer, c’est quelque chose que nous ne pouvons que faire ensemble, avec l’aide d’amis et de voisins, avec l’aide d’une communauté, d’une nation. Et c’est ainsi que nous parvenons à la réalisation que nous avons une responsabilité envers chaque enfant, car nous comptons sur les autres pour nous aider à prendre soin du nôtre ; que nous sommes tous parents ; qu’ils sont tous nos enfants.
C’est là notre tâche première - prendre soin de nos enfants. C’est notre devoir premier. Si nous échouons à cela, nous échouerons à tout. C’est en fonction de cela que nous serons jugés, en tant que société.
Et selon cette mesure, pouvons-nous vraiment dire, en tant que nation, que nous respectons nos obligations ? Pouvons-nous honnêtement dire que nous en faisons assez pour garder nos enfants - tous nos enfants - à l’abri du danger ? Pouvons-nous prétendre, en tant que nation, que nous sommes tous ensemble investis, à leur faire savoir qu’ils sont aimés, et à leur apprendre à aimer en retour ? Pouvons-nous dire que nous en faisons véritablement assez pour donner à tous les enfants de ce pays l’opportunité qu’ils méritent de vivre leur vie dans la joie et avec une raison d’être ?
Je réfléchis à ça depuis quelques jours, et si nous sommes honnêtes avec nous-mêmes, la réponse est non. Nous n’en faisons pas assez. Et cela doit changer.
Depuis que je suis Président, c’est la quatrième fois que nous sommes réunis pour réconforter une communauté en deuil, déchirée par une fusillade. La quatrième fois que nous serrons les survivants dans nos bras. La quatrième fois que nous consolons les familles des victimes. Et entre ces événements, il y a eu une série interminable de fusillades meurtrières à travers le pays, des rapports presque quotidiens de victimes, dont beaucoup d’enfants, dans les petites villes et les grandes villes à travers l’Amérique - victimes dont, la plupart du temps, la seule faute était de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment.
Nous ne pouvons plus tolérer ça. Ces tragédies doivent cesser. Et pour y mettre fin, nous devons changer. On nous dira que les causes de cette violence sont complexes, et c’est vrai. Aucune loi unique - aucun ensemble de lois ne peut éliminer le mal du monde, ou empêcher tout acte de violence insensé dans notre société.
Mais cela ne peut pas être une excuse pour ne pas agir. Nous pouvons sûrement faire mieux que ça. S’il existe ne serait-ce qu’une seule mesure que nous pouvons prendre pour sauver un autre enfant, ou un autre parent, ou une autre ville, de la douleur ressentie par Tucson, Aurora, Oak Creek, et Newtown, et par des communautés comme Columbine ou Blacksburg auparavant - alors sûrement nous nous devons d’essayer.
Dans les prochaines semaines, je vais utiliser tout le pouvoir que détient ce bureau pour engager mes concitoyens - des force du maintien de l’ordre aux professionnels de la santé mentale, les parents et les éducateurs - dans un effort visant à prévenir d’autres tragédies de ce genre. Car quel choix avons-nous ? Nous ne pouvons accepter de tels événements comme la routine. Sommes-nous vraiment prêts à dire que nous sommes impuissants face à un tel carnage, que la politique est trop compliquée ? Sommes-nous prêts à dire qu’une telle violence subie par nos enfants année après année après année est en quelque sorte le prix de notre liberté ?
Toutes les religions du monde - dont tant sont représentées ici aujourd’hui - sont basées sur une question simple : pourquoi sommes-nous là ? Qu’est-ce qui donne un sens à notre vie ? Qu’est-ce qui donne un but à nos actes ? Nous savons que notre passage sur cette Terre est éphémère. Nous savons que nous connaîtrons tous notre part de plaisir et de douleur ; que même après avoir poursuivi quelque but terrestre, qu’il s’agisse de richesse ou de pouvoir ou de gloire, ou tout simplement de confort, nous allons, d’une manière ou d’une autre, ne pas être à la hauteur de ce que nous avions espéré. Nous savons que malgré nos bonnes intentions, nous allons tous chuter par moments, d’une manière ou d’une autre. Nous ferons des erreurs, nous connaîtrons des difficultés. Et même quand nous essayons de faire ce qui est juste, nous savons qu’une grande partie de notre temps sera consacrée à avancer à tâtons dans l’obscurité, si souvent incapables de discerner les plans célestes de Dieu.
Il n’y a qu’une chose dont nous pouvons être sûr, c’est l’amour que nous avons - pour nos enfants, pour nos familles, les uns pour les autres. La chaleur de l’étreinte d’un petit enfant - c’est vrai. Les souvenirs que nous avons d’eux, la joie qu’ils apportent, l’émerveillement que nous voyons à travers leurs yeux, cet amour féroce et sans limites que nous ressentons pour eux, un amour qui nous fait sortir de nous-mêmes, et nous lie à quelque chose de plus grand - nous savons que c’est ce qui compte. Nous savons que nous sommes toujours en train de faire ce qui est juste quand nous prenons soin d’eux, quand nous sommes de bons exemples, quand nous leur montrons des actes de bonté. Nous ne nous trompons pas lorsque nous faisons ça.
C’est ce dont nous pouvons être sûrs. Et c’est ce que vous, les gens de Newtown, nous avez rappelé. C’est comme ça que vous nous avez inspirés. Vous nous rappelez ce qui compte. Et c’est ce qui doit nous faire avancer dans tout ce que nous faisons, aussi longtemps que Dieu juge bon de nous garder sur cette Terre.
« Laissez venir à moi les petits enfants », a dit Jésus, « et ne les en empêchez pas - car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent ».
Charlotte. Daniel. Olivia. Josephine. Ana. Dylan. Madeleine. Catherine. Chase. Jesse. James. Grace. Emilie. Jack. Noah. Caroline. Jessica. Benjamin. Avielle. Allison.
Dieu les a tous rappelés à Lui. Pour ceux d’entre nous qui restons, trouvons la force de continuer et de rendre notre pays digne de leur mémoire.
Que Dieu bénisse et garde ceux que nous avons perdus dans Son lieu céleste. Qu’Il accorde son Saint Réconfort à ceux que nous avons encore parmi nous. Et qu’Il bénisse et protège cette communauté, et les États-Unis d’Amérique."

mardi 25 décembre 2012

Noël en Syrie : les chrétiens pas vraiment à la fête



© AFP

Les chrétiens de Syrie s’apprêtent à célébrer les fêtes de fin d’année dans un contexte de violence accrue, tant la crise dans le pays a creusé le fossé entre les différentes communautés ethnico-religieuses.

Par Mounia Ben Aïssa (vidéo)
Marc DAOU  (texte)
 
De Bethléem à Bagdad, en passant par Beyrouth et Damas, les chrétiens d’Orient célèbrent le 25 décembre la fête la plus sacrée de leur religion. Celle de la naissance du Christ dans une région où leur présence, séculaires, est de plus en plus menacée. Notamment en Syrie, où le soulèvement contre le régime du président Bachar al-Assad, depuis mars 2011, a plongé le pays dans la violence et creusé le fossé entre les différentes communautés ethnico-religieuses.
C’est donc dans ce contexte tendu et dans l’angoisse que les chrétiens de Syrie s’apprêtent à célébrer les fêtes de fin d’année. À Qassaa, un quartier du centre de la capitale à majorité chrétienne, les rues sont vides et il n'y a aucun ornement, rapporte l’AFP. À Alep (nord), théâtre depuis cinq mois d'une guerilla urbaine, "de nombreux chrétiens prieront chez eux plutôt qu'à l'église", affirme Ibrahim Nassir, à la tête de l'Église évangéliste arabe.
 
Syndiquer le contenuGRAND REPORTAGE
Une communauté prise en tenaille
 
En effet, selon la Commission internationale indépendante d'enquête sur la Syrie, mise en place par l’ONU, les violences ont pris une tournure "ouvertement intercommunautaire" dans le pays. Si son rapport, publié le 20 décembre, met l’accent sur l’opposition entre la minorité alaouite au pouvoir et la majorité sunnite, il affirme surtout que des "communautés entières" sont menacées.
 
Pris en tenaille entre un régime alaouite qui s’est longtemps appuyé sur les minorités pour asseoir sa domination sur la majorité sunnite, et les combattants rebelles, issus précisément des rangs de cette communauté majoritaire, les chrétiens de Syrie sont restés globalement à l'écart de la révolte. Cependant une partie importante de la hiérarchie des différentes communautés chrétiennes, qui représentent entre 8 et 12 % de la population, ont pris position en faveur du régime. Et ce, par peur à la fois des djihadistes présents dans les rangs de la rébellion et de l’avènement d’un pouvoir islamiste après la chute du clan Assad.
 
Une vidéo mise en ligne par les rebelles, le 22 décembre, illustre cette position inconfortable.  Ces derniers ont lancé un ultimatum aux habitants de Mharda et d'al-Sqilbiya (centre), les prévenant que s'ils n'en délogeaient pas les forces du régime du président Bachar al-Assad, des combattants lanceraient un assaut sur les deux localités chrétiennes. Une menace "contraire aux préceptes de l'islam", selon l'Organisation de la coopération islamique (OCI), qui a mis en garde contre le risque d'"un glissement vers (un conflit) confessionnel" en Syrie.
 
La crainte du scénario irakien
 
Selon l’organe d'information du Vatican, Fides, qui s’appuie sur des témoignages de civils présents sur le terrain, environ 150 000 chrétiens "vivent dans la terreur dans plus de 40 villages situés dans ce qu’il est convenu d’appeler 'Vallée des chrétiens'", dans l’ouest de la Syrie. "Les civils chrétiens constituent des 'victimes collatérales' qui sont frappées sans aucune retenue", est-il écrit dans la note publiée mi-décembre.
 
À terme, les chrétiens de Syrie craignent de subir le sort de leurs coreligionnaires irakiens. Selon des chiffres avancés par les experts, la communauté chrétienne d’Irak, considérée comme l'une des plus anciennes du Moyen-Orient, comptait environ 1,2 million de croyants au début des années 1980. Ils seraient aujourd'hui moins de 300 000, selon le Secours catholique. La chute du régime autoritaire et laïc de Saddam Hussein en 2003 a marqué le début des tourments des chrétiens, persécutés par les milices extrémistes. Victime d’attaques terroristes, de racket ou de kidnapping, la majorité de la communauté avait choisi l’exil. Ironie du sort, beaucoup d’entre eux s’étaient réfugiés en Syrie, considérée alors comme un havre de sécurité…
 

Noël en Syrie : les chrétiens pas vraiment à la fête



© AFP

Les chrétiens de Syrie s’apprêtent à célébrer les fêtes de fin d’année dans un contexte de violence accrue, tant la crise dans le pays a creusé le fossé entre les différentes communautés ethnico-religieuses.

Par Mounia Ben Aïssa (vidéo)
Marc DAOU  (texte)
 
De Bethléem à Bagdad, en passant par Beyrouth et Damas, les chrétiens d’Orient célèbrent le 25 décembre la fête la plus sacrée de leur religion. Celle de la naissance du Christ dans une région où leur présence, séculaires, est de plus en plus menacée. Notamment en Syrie, où le soulèvement contre le régime du président Bachar al-Assad, depuis mars 2011, a plongé le pays dans la violence et creusé le fossé entre les différentes communautés ethnico-religieuses.
C’est donc dans ce contexte tendu et dans l’angoisse que les chrétiens de Syrie s’apprêtent à célébrer les fêtes de fin d’année. À Qassaa, un quartier du centre de la capitale à majorité chrétienne, les rues sont vides et il n'y a aucun ornement, rapporte l’AFP. À Alep (nord), théâtre depuis cinq mois d'une guerilla urbaine, "de nombreux chrétiens prieront chez eux plutôt qu'à l'église", affirme Ibrahim Nassir, à la tête de l'Église évangéliste arabe.
 
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Une communauté prise en tenaille
 
En effet, selon la Commission internationale indépendante d'enquête sur la Syrie, mise en place par l’ONU, les violences ont pris une tournure "ouvertement intercommunautaire" dans le pays. Si son rapport, publié le 20 décembre, met l’accent sur l’opposition entre la minorité alaouite au pouvoir et la majorité sunnite, il affirme surtout que des "communautés entières" sont menacées.
 
Pris en tenaille entre un régime alaouite qui s’est longtemps appuyé sur les minorités pour asseoir sa domination sur la majorité sunnite, et les combattants rebelles, issus précisément des rangs de cette communauté majoritaire, les chrétiens de Syrie sont restés globalement à l'écart de la révolte. Cependant une partie importante de la hiérarchie des différentes communautés chrétiennes, qui représentent entre 8 et 12 % de la population, ont pris position en faveur du régime. Et ce, par peur à la fois des djihadistes présents dans les rangs de la rébellion et de l’avènement d’un pouvoir islamiste après la chute du clan Assad.
 
Une vidéo mise en ligne par les rebelles, le 22 décembre, illustre cette position inconfortable.  Ces derniers ont lancé un ultimatum aux habitants de Mharda et d'al-Sqilbiya (centre), les prévenant que s'ils n'en délogeaient pas les forces du régime du président Bachar al-Assad, des combattants lanceraient un assaut sur les deux localités chrétiennes. Une menace "contraire aux préceptes de l'islam", selon l'Organisation de la coopération islamique (OCI), qui a mis en garde contre le risque d'"un glissement vers (un conflit) confessionnel" en Syrie.
 
La crainte du scénario irakien
 
Selon l’organe d'information du Vatican, Fides, qui s’appuie sur des témoignages de civils présents sur le terrain, environ 150 000 chrétiens "vivent dans la terreur dans plus de 40 villages situés dans ce qu’il est convenu d’appeler 'Vallée des chrétiens'", dans l’ouest de la Syrie. "Les civils chrétiens constituent des 'victimes collatérales' qui sont frappées sans aucune retenue", est-il écrit dans la note publiée mi-décembre.
 
À terme, les chrétiens de Syrie craignent de subir le sort de leurs coreligionnaires irakiens. Selon des chiffres avancés par les experts, la communauté chrétienne d’Irak, considérée comme l'une des plus anciennes du Moyen-Orient, comptait environ 1,2 million de croyants au début des années 1980. Ils seraient aujourd'hui moins de 300 000, selon le Secours catholique. La chute du régime autoritaire et laïc de Saddam Hussein en 2003 a marqué le début des tourments des chrétiens, persécutés par les milices extrémistes. Victime d’attaques terroristes, de racket ou de kidnapping, la majorité de la communauté avait choisi l’exil. Ironie du sort, beaucoup d’entre eux s’étaient réfugiés en Syrie, considérée alors comme un havre de sécurité…
 

Noël en Syrie : les chrétiens pas vraiment à la fête



© AFP

Les chrétiens de Syrie s’apprêtent à célébrer les fêtes de fin d’année dans un contexte de violence accrue, tant la crise dans le pays a creusé le fossé entre les différentes communautés ethnico-religieuses.

Par Mounia Ben Aïssa (vidéo)
Marc DAOU  (texte)
 
De Bethléem à Bagdad, en passant par Beyrouth et Damas, les chrétiens d’Orient célèbrent le 25 décembre la fête la plus sacrée de leur religion. Celle de la naissance du Christ dans une région où leur présence, séculaires, est de plus en plus menacée. Notamment en Syrie, où le soulèvement contre le régime du président Bachar al-Assad, depuis mars 2011, a plongé le pays dans la violence et creusé le fossé entre les différentes communautés ethnico-religieuses.
C’est donc dans ce contexte tendu et dans l’angoisse que les chrétiens de Syrie s’apprêtent à célébrer les fêtes de fin d’année. À Qassaa, un quartier du centre de la capitale à majorité chrétienne, les rues sont vides et il n'y a aucun ornement, rapporte l’AFP. À Alep (nord), théâtre depuis cinq mois d'une guerilla urbaine, "de nombreux chrétiens prieront chez eux plutôt qu'à l'église", affirme Ibrahim Nassir, à la tête de l'Église évangéliste arabe.
 
Syndiquer le contenuGRAND REPORTAGE
Une communauté prise en tenaille
 
En effet, selon la Commission internationale indépendante d'enquête sur la Syrie, mise en place par l’ONU, les violences ont pris une tournure "ouvertement intercommunautaire" dans le pays. Si son rapport, publié le 20 décembre, met l’accent sur l’opposition entre la minorité alaouite au pouvoir et la majorité sunnite, il affirme surtout que des "communautés entières" sont menacées.
 
Pris en tenaille entre un régime alaouite qui s’est longtemps appuyé sur les minorités pour asseoir sa domination sur la majorité sunnite, et les combattants rebelles, issus précisément des rangs de cette communauté majoritaire, les chrétiens de Syrie sont restés globalement à l'écart de la révolte. Cependant une partie importante de la hiérarchie des différentes communautés chrétiennes, qui représentent entre 8 et 12 % de la population, ont pris position en faveur du régime. Et ce, par peur à la fois des djihadistes présents dans les rangs de la rébellion et de l’avènement d’un pouvoir islamiste après la chute du clan Assad.
 
Une vidéo mise en ligne par les rebelles, le 22 décembre, illustre cette position inconfortable.  Ces derniers ont lancé un ultimatum aux habitants de Mharda et d'al-Sqilbiya (centre), les prévenant que s'ils n'en délogeaient pas les forces du régime du président Bachar al-Assad, des combattants lanceraient un assaut sur les deux localités chrétiennes. Une menace "contraire aux préceptes de l'islam", selon l'Organisation de la coopération islamique (OCI), qui a mis en garde contre le risque d'"un glissement vers (un conflit) confessionnel" en Syrie.
 
La crainte du scénario irakien
 
Selon l’organe d'information du Vatican, Fides, qui s’appuie sur des témoignages de civils présents sur le terrain, environ 150 000 chrétiens "vivent dans la terreur dans plus de 40 villages situés dans ce qu’il est convenu d’appeler 'Vallée des chrétiens'", dans l’ouest de la Syrie. "Les civils chrétiens constituent des 'victimes collatérales' qui sont frappées sans aucune retenue", est-il écrit dans la note publiée mi-décembre.
 
À terme, les chrétiens de Syrie craignent de subir le sort de leurs coreligionnaires irakiens. Selon des chiffres avancés par les experts, la communauté chrétienne d’Irak, considérée comme l'une des plus anciennes du Moyen-Orient, comptait environ 1,2 million de croyants au début des années 1980. Ils seraient aujourd'hui moins de 300 000, selon le Secours catholique. La chute du régime autoritaire et laïc de Saddam Hussein en 2003 a marqué le début des tourments des chrétiens, persécutés par les milices extrémistes. Victime d’attaques terroristes, de racket ou de kidnapping, la majorité de la communauté avait choisi l’exil. Ironie du sort, beaucoup d’entre eux s’étaient réfugiés en Syrie, considérée alors comme un havre de sécurité…
 

lundi 24 décembre 2012

Diabète : Un enfant qui boit et urine beaucoup doit consulter


En progression chez l'enfant, le diabète de type 1, anciennement appelé insulinodépendant, est encore souvent diagnostiqué trop tardivement, lorsque le jeune patient souffre d'une acidocétose dont les conséquences peuvent être fatales. Pour sensibiliser les parents à l'urgence de la prise en charge, la campagne Diabète Enfant et Adolescent est lancée le 14 novembre 2010, lors de la Journée mondiale du diabète.
Votre enfant se met à boire énormément, sans que sa soif ne semble étanchée ? Il se rend souvent aux toilettes et se remet à faire "pipi au lit" ? Peut-être souffre-t-il d'un diabète de type 1, comme 15 000 autres enfants de moins de 15 ans. Pour lever le doute, consultez rapidement un médecin qui procédera à un dépistage de sucre dans ses urines. Avec ce test simple, vous éviterez à votre enfant des complications potentiellement graves.

15 000 jeunes diabétiques en France

Campagne diabète enfant et adolescentLe diabète de l'enfant et de l'adolescent est une maladie auto-immune au cours de laquelle les cellules β du pancréas ne fabriquent plus d'insuline. Cette carence en insuline provoque l'accumulation de sucre dans le sang. Au-delà d'un certain seuil et en l'absence de traitement, l'hyperglycémie va provoquer la production de corps cétoniques par le foie : c'est ce qu'on appelle la cétose. Elle se manifeste par l'apparition de nausées, de vomissements et de douleurs abdominales. L'acidocétose correspond à l'acidification du sang due à l'accumulation excessive de ces corps cétoniques. Cet état provoque une fatigue intense, des troubles respiratoires et des troubles de la conscience. Il menace surtout le pronostic vital de l'enfant.
A ce jour, on estime que 15 000 jeunes Français de moins de 15 ans souffrent d'un diabète, pour la grande majorité de type 1 (95 %). Chaque année, on dépiste 1 700 nouveaux cas, mais le plus inquiétant aux yeux des spécialistes, c'est que cette incidence s'accroît particulièrement vite chez les tout-petits, chez lesquels elle est deux fois plus élevée que la moyenne (+ 7,59 % par an, contre 3,34 %). Au total, les moins de 4 ans représentent ¼ des cas de diabète de l'enfant et de l'adolescent, les 5-9 ans 33 % et les 10-14 ans 37 %.
Plusieurs hypothèses ont été avancées pour expliquer cette augmentation du nombre de cas, dont la plus solide est l'hypothèse infectieuse, explique le Dr Myriam Rosilio, directrice médicale de Lilly Diabète France. "L'agression par un pathogène induirait une sur-réaction des mécanismes de défense et le développement des auto-anticorps. Dans les pays du Nord, où la prévalence du diabète de type 1 est élevée, les chercheurs ont établi un lien entre la fréquence des infections par entérovirus et le diabète".

40 % des enfants arrivent à l'hôpital en acidocétose

Si l'on ne peut pas encore prévenir le diabète de type 1, on peut toutefois prévenir les complications de l'hyperglycémie par une vigilance accrue à l'égard de ses premières manifestations. Selon l'Observatoire National du Diabète, dont les résultats reposent sur les  données de 139 services de pédiatrie, les deux signes révélateurs d'un diabète sont la polyurie (l'envie fréquente d'uriner) et la polydipsie (une soif intense) dans 98 % des cas. L'énurésie ("pipi au lit") ne survient que dans 40 % des cas et n'est pas caractéristique chez le petit enfant, tandis que la fatigue et la perte de poids surviennent plus tard, indique Carine Choleau, chargée de missions scientifiques à l'Aide aux Jeunes diabétiques (AJD).
Or, dans 40 % des cas, l'enfant est conduit aux urgences alors qu'il présente déjà une acidocétose. Cette complication grave du diabète, qui peut évoluer vers un coma voire un décès, est d'autant plus rapide que l'enfant est jeune, survenant parfois en quelques heures. "L'acidocétose est plus importante chez les enfants âgés de 0 à 4 ans, qui passent plus rapidement du stade d'hyperglycémie à celui d'acidocétose. En revanche, les cas sévères sont plus fréquents chez les 10-14 ans, chez lesquels les symptômes alarment peu les parents", précise Corine Choleau.

Campagne Diabète Enfant Adolescent 2010-2011

Forte de ce constat, l'Aide aux Jeunes Diabétiques (AJD) a donc décidé de lancer une campagne nationale d'information 2010-2011 "pour prévenir l'acidocétose lors du diagnostic de diabète chez l'enfant et l'adolescent". Car plus le diagnostic de diabète est posé tôt, plus il est facile d'initier une prise en charge et un traitement par insuline dans de bonnes conditions, en dehors d'un contexte d'urgence vitale, extrêmement stressant pour les parents.
Intitulée "Campagne Diabète Enfant et Adolescent", elle est soutenue par les ministères de la Santé et de l'Éducation nationale, ainsi que par la Fédération de la Mutualité Française, les Ordres des médecins, pharmaciens et infirmiers.  Elle s'adresse à la fois aux parents, qui n'ont pas suffisamment conscience de l'urgence de la prise en charge, mais aussi aux médecins, pédiatres et professionnels de santé de l'éducation nationale, pour qu'ils réagissent rapidement en pratiquant une mesure de la glycosurie et de la glycémie, et en dirigeant immédiatement les familles vers les centres hospitaliers.
Amélie Pelletier, le 8 novembre 2010
Sources :
- Conférence de presse organisée par l'Aide aux Jeunes Diabétiques, en partenariat avec le laboratoire Lilly Diabète France, novembre 2010
- Observatoire  National du Diabète. Réseau pédiatrique AJD. Étude en cours. Données actualisées sur le site de l'AJD.

S’agit-il de la maladie d’Alzheimer ? 10 signes précurseurs


S’agit-il de la maladie d’Alzheimer ? 10 signes précurseurs

S’agit-il de la maladie d’Alzheimer ? 10 signes précurseurs

Des pertes de mémoire, de jugement et de raisonnement jusqu’aux changements d’humeur et de comportement, il existe de nombreux signaux qui devront alerter le patient et son entourage, sans pour autant l’alarmer car il existe des symptômes similaires causés par d’autres maladies pour lesquelles existent des traitements médicaux. C’est pourquoi, si plusieurs de ces symptômes co-existent chez une même personne, il est important de consulter un médecin afin de confirmer le diagnostic de la maladie d’Alzheimer.
1 - Pertes de mémoire
Oublier occasionnellement un rendez-vous, le nom d’un collègue ou un numéro de téléphone et s’en rappeler plus tard est un phénomène normal. En revanche une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer oubliera fréquemment des événements récents et importants pour ne jamais s’en souvenir.
2 - Difficultés à exécuter les tâches familières
Dans le cadre de nos activités quotidiennes, il nous arrive à tous d’être distraits et, de mal nous y prendre. Une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer peut ne plus être capable d’écrire, de cuisiner, d’éplucher des légumes, de boutonner sa veste, etc…
3 - Problèmes de langage
Il peut être parfois difficile de trouver le mot juste. Une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer perdra la capacité de finir ses phrases ou y substituera des mots inappropriés. Il est alors difficile pour les autres de comprendre ce qu’elle dit.
4 - Désorientation dans l’espace et dans le temps
Il peut arriver que l’on oublie temporairement le jour de la semaine ou même l’endroit où l’on va. Mais une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer peut se croire à une autre saison, une autre année déjà éloignée ou se perdre dans un endroit connu : elle ne sait plus comment elle s’est rendue là, ni comment rentrer chez elle.
5 - Jugement affaibli
Parfois, lorsqu’on ne se sent pas bien, on tarde à se faire soigner ; mais avec la persistance ou l’aggravation des signes on finit par se rendre chez le médecin. Une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer, ne s’alarme pas de la gravité de ses difficultés, et banalise (...)

vendredi 21 décembre 2012

Pensée positive

vendredi 21 décembre 2012

« La terre, l’eau, l’air sont des moyens de purification, et je vous ai donné des méthodes, des exercices à faire avec eux. Mais le moyen de purification le plus puissant est le feu. Rien ne résiste au feu. C’est pourquoi la tradition initiatique enseigne que pour se transformer les humains doivent obligatoirement passer par le feu. Mais pas le feu physique, bien sûr, le feu psychique.
Dans le plan psychique il existe deux sortes de feu : le feu de la souffrance et le feu de l’amour spirituel. Par le feu de la souffrance, doivent obligatoirement passer tous ceux qui sont tellement têtus, obstinés dans la mauvaise voie, que seules les épreuves pourront les faire réfléchir et les transformer. Celui qui veut échapper à ce feu doit travailler avec le feu de l’amour qui le rendra lumineux et rayonnant. Et même s’il doit encore souffrir, car sur la terre on ne peut pas échapper aux épreuves, le feu de l’amour spirituel brûlera plus ardemment en lui et lui permettra de les surmonter. Le feu de la souffrance ordinaire asservit l’homme ; le feu de l’amour spirituel lui donne la liberté. »