mardi 25 décembre 2012

Noël en Syrie : les chrétiens pas vraiment à la fête



© AFP

Les chrétiens de Syrie s’apprêtent à célébrer les fêtes de fin d’année dans un contexte de violence accrue, tant la crise dans le pays a creusé le fossé entre les différentes communautés ethnico-religieuses.

Par Mounia Ben Aïssa (vidéo)
Marc DAOU  (texte)
 
De Bethléem à Bagdad, en passant par Beyrouth et Damas, les chrétiens d’Orient célèbrent le 25 décembre la fête la plus sacrée de leur religion. Celle de la naissance du Christ dans une région où leur présence, séculaires, est de plus en plus menacée. Notamment en Syrie, où le soulèvement contre le régime du président Bachar al-Assad, depuis mars 2011, a plongé le pays dans la violence et creusé le fossé entre les différentes communautés ethnico-religieuses.
C’est donc dans ce contexte tendu et dans l’angoisse que les chrétiens de Syrie s’apprêtent à célébrer les fêtes de fin d’année. À Qassaa, un quartier du centre de la capitale à majorité chrétienne, les rues sont vides et il n'y a aucun ornement, rapporte l’AFP. À Alep (nord), théâtre depuis cinq mois d'une guerilla urbaine, "de nombreux chrétiens prieront chez eux plutôt qu'à l'église", affirme Ibrahim Nassir, à la tête de l'Église évangéliste arabe.
 
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Une communauté prise en tenaille
 
En effet, selon la Commission internationale indépendante d'enquête sur la Syrie, mise en place par l’ONU, les violences ont pris une tournure "ouvertement intercommunautaire" dans le pays. Si son rapport, publié le 20 décembre, met l’accent sur l’opposition entre la minorité alaouite au pouvoir et la majorité sunnite, il affirme surtout que des "communautés entières" sont menacées.
 
Pris en tenaille entre un régime alaouite qui s’est longtemps appuyé sur les minorités pour asseoir sa domination sur la majorité sunnite, et les combattants rebelles, issus précisément des rangs de cette communauté majoritaire, les chrétiens de Syrie sont restés globalement à l'écart de la révolte. Cependant une partie importante de la hiérarchie des différentes communautés chrétiennes, qui représentent entre 8 et 12 % de la population, ont pris position en faveur du régime. Et ce, par peur à la fois des djihadistes présents dans les rangs de la rébellion et de l’avènement d’un pouvoir islamiste après la chute du clan Assad.
 
Une vidéo mise en ligne par les rebelles, le 22 décembre, illustre cette position inconfortable.  Ces derniers ont lancé un ultimatum aux habitants de Mharda et d'al-Sqilbiya (centre), les prévenant que s'ils n'en délogeaient pas les forces du régime du président Bachar al-Assad, des combattants lanceraient un assaut sur les deux localités chrétiennes. Une menace "contraire aux préceptes de l'islam", selon l'Organisation de la coopération islamique (OCI), qui a mis en garde contre le risque d'"un glissement vers (un conflit) confessionnel" en Syrie.
 
La crainte du scénario irakien
 
Selon l’organe d'information du Vatican, Fides, qui s’appuie sur des témoignages de civils présents sur le terrain, environ 150 000 chrétiens "vivent dans la terreur dans plus de 40 villages situés dans ce qu’il est convenu d’appeler 'Vallée des chrétiens'", dans l’ouest de la Syrie. "Les civils chrétiens constituent des 'victimes collatérales' qui sont frappées sans aucune retenue", est-il écrit dans la note publiée mi-décembre.
 
À terme, les chrétiens de Syrie craignent de subir le sort de leurs coreligionnaires irakiens. Selon des chiffres avancés par les experts, la communauté chrétienne d’Irak, considérée comme l'une des plus anciennes du Moyen-Orient, comptait environ 1,2 million de croyants au début des années 1980. Ils seraient aujourd'hui moins de 300 000, selon le Secours catholique. La chute du régime autoritaire et laïc de Saddam Hussein en 2003 a marqué le début des tourments des chrétiens, persécutés par les milices extrémistes. Victime d’attaques terroristes, de racket ou de kidnapping, la majorité de la communauté avait choisi l’exil. Ironie du sort, beaucoup d’entre eux s’étaient réfugiés en Syrie, considérée alors comme un havre de sécurité…
 

Noël en Syrie : les chrétiens pas vraiment à la fête



© AFP

Les chrétiens de Syrie s’apprêtent à célébrer les fêtes de fin d’année dans un contexte de violence accrue, tant la crise dans le pays a creusé le fossé entre les différentes communautés ethnico-religieuses.

Par Mounia Ben Aïssa (vidéo)
Marc DAOU  (texte)
 
De Bethléem à Bagdad, en passant par Beyrouth et Damas, les chrétiens d’Orient célèbrent le 25 décembre la fête la plus sacrée de leur religion. Celle de la naissance du Christ dans une région où leur présence, séculaires, est de plus en plus menacée. Notamment en Syrie, où le soulèvement contre le régime du président Bachar al-Assad, depuis mars 2011, a plongé le pays dans la violence et creusé le fossé entre les différentes communautés ethnico-religieuses.
C’est donc dans ce contexte tendu et dans l’angoisse que les chrétiens de Syrie s’apprêtent à célébrer les fêtes de fin d’année. À Qassaa, un quartier du centre de la capitale à majorité chrétienne, les rues sont vides et il n'y a aucun ornement, rapporte l’AFP. À Alep (nord), théâtre depuis cinq mois d'une guerilla urbaine, "de nombreux chrétiens prieront chez eux plutôt qu'à l'église", affirme Ibrahim Nassir, à la tête de l'Église évangéliste arabe.
 
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Une communauté prise en tenaille
 
En effet, selon la Commission internationale indépendante d'enquête sur la Syrie, mise en place par l’ONU, les violences ont pris une tournure "ouvertement intercommunautaire" dans le pays. Si son rapport, publié le 20 décembre, met l’accent sur l’opposition entre la minorité alaouite au pouvoir et la majorité sunnite, il affirme surtout que des "communautés entières" sont menacées.
 
Pris en tenaille entre un régime alaouite qui s’est longtemps appuyé sur les minorités pour asseoir sa domination sur la majorité sunnite, et les combattants rebelles, issus précisément des rangs de cette communauté majoritaire, les chrétiens de Syrie sont restés globalement à l'écart de la révolte. Cependant une partie importante de la hiérarchie des différentes communautés chrétiennes, qui représentent entre 8 et 12 % de la population, ont pris position en faveur du régime. Et ce, par peur à la fois des djihadistes présents dans les rangs de la rébellion et de l’avènement d’un pouvoir islamiste après la chute du clan Assad.
 
Une vidéo mise en ligne par les rebelles, le 22 décembre, illustre cette position inconfortable.  Ces derniers ont lancé un ultimatum aux habitants de Mharda et d'al-Sqilbiya (centre), les prévenant que s'ils n'en délogeaient pas les forces du régime du président Bachar al-Assad, des combattants lanceraient un assaut sur les deux localités chrétiennes. Une menace "contraire aux préceptes de l'islam", selon l'Organisation de la coopération islamique (OCI), qui a mis en garde contre le risque d'"un glissement vers (un conflit) confessionnel" en Syrie.
 
La crainte du scénario irakien
 
Selon l’organe d'information du Vatican, Fides, qui s’appuie sur des témoignages de civils présents sur le terrain, environ 150 000 chrétiens "vivent dans la terreur dans plus de 40 villages situés dans ce qu’il est convenu d’appeler 'Vallée des chrétiens'", dans l’ouest de la Syrie. "Les civils chrétiens constituent des 'victimes collatérales' qui sont frappées sans aucune retenue", est-il écrit dans la note publiée mi-décembre.
 
À terme, les chrétiens de Syrie craignent de subir le sort de leurs coreligionnaires irakiens. Selon des chiffres avancés par les experts, la communauté chrétienne d’Irak, considérée comme l'une des plus anciennes du Moyen-Orient, comptait environ 1,2 million de croyants au début des années 1980. Ils seraient aujourd'hui moins de 300 000, selon le Secours catholique. La chute du régime autoritaire et laïc de Saddam Hussein en 2003 a marqué le début des tourments des chrétiens, persécutés par les milices extrémistes. Victime d’attaques terroristes, de racket ou de kidnapping, la majorité de la communauté avait choisi l’exil. Ironie du sort, beaucoup d’entre eux s’étaient réfugiés en Syrie, considérée alors comme un havre de sécurité…
 

Noël en Syrie : les chrétiens pas vraiment à la fête



© AFP

Les chrétiens de Syrie s’apprêtent à célébrer les fêtes de fin d’année dans un contexte de violence accrue, tant la crise dans le pays a creusé le fossé entre les différentes communautés ethnico-religieuses.

Par Mounia Ben Aïssa (vidéo)
Marc DAOU  (texte)
 
De Bethléem à Bagdad, en passant par Beyrouth et Damas, les chrétiens d’Orient célèbrent le 25 décembre la fête la plus sacrée de leur religion. Celle de la naissance du Christ dans une région où leur présence, séculaires, est de plus en plus menacée. Notamment en Syrie, où le soulèvement contre le régime du président Bachar al-Assad, depuis mars 2011, a plongé le pays dans la violence et creusé le fossé entre les différentes communautés ethnico-religieuses.
C’est donc dans ce contexte tendu et dans l’angoisse que les chrétiens de Syrie s’apprêtent à célébrer les fêtes de fin d’année. À Qassaa, un quartier du centre de la capitale à majorité chrétienne, les rues sont vides et il n'y a aucun ornement, rapporte l’AFP. À Alep (nord), théâtre depuis cinq mois d'une guerilla urbaine, "de nombreux chrétiens prieront chez eux plutôt qu'à l'église", affirme Ibrahim Nassir, à la tête de l'Église évangéliste arabe.
 
Syndiquer le contenuGRAND REPORTAGE
Une communauté prise en tenaille
 
En effet, selon la Commission internationale indépendante d'enquête sur la Syrie, mise en place par l’ONU, les violences ont pris une tournure "ouvertement intercommunautaire" dans le pays. Si son rapport, publié le 20 décembre, met l’accent sur l’opposition entre la minorité alaouite au pouvoir et la majorité sunnite, il affirme surtout que des "communautés entières" sont menacées.
 
Pris en tenaille entre un régime alaouite qui s’est longtemps appuyé sur les minorités pour asseoir sa domination sur la majorité sunnite, et les combattants rebelles, issus précisément des rangs de cette communauté majoritaire, les chrétiens de Syrie sont restés globalement à l'écart de la révolte. Cependant une partie importante de la hiérarchie des différentes communautés chrétiennes, qui représentent entre 8 et 12 % de la population, ont pris position en faveur du régime. Et ce, par peur à la fois des djihadistes présents dans les rangs de la rébellion et de l’avènement d’un pouvoir islamiste après la chute du clan Assad.
 
Une vidéo mise en ligne par les rebelles, le 22 décembre, illustre cette position inconfortable.  Ces derniers ont lancé un ultimatum aux habitants de Mharda et d'al-Sqilbiya (centre), les prévenant que s'ils n'en délogeaient pas les forces du régime du président Bachar al-Assad, des combattants lanceraient un assaut sur les deux localités chrétiennes. Une menace "contraire aux préceptes de l'islam", selon l'Organisation de la coopération islamique (OCI), qui a mis en garde contre le risque d'"un glissement vers (un conflit) confessionnel" en Syrie.
 
La crainte du scénario irakien
 
Selon l’organe d'information du Vatican, Fides, qui s’appuie sur des témoignages de civils présents sur le terrain, environ 150 000 chrétiens "vivent dans la terreur dans plus de 40 villages situés dans ce qu’il est convenu d’appeler 'Vallée des chrétiens'", dans l’ouest de la Syrie. "Les civils chrétiens constituent des 'victimes collatérales' qui sont frappées sans aucune retenue", est-il écrit dans la note publiée mi-décembre.
 
À terme, les chrétiens de Syrie craignent de subir le sort de leurs coreligionnaires irakiens. Selon des chiffres avancés par les experts, la communauté chrétienne d’Irak, considérée comme l'une des plus anciennes du Moyen-Orient, comptait environ 1,2 million de croyants au début des années 1980. Ils seraient aujourd'hui moins de 300 000, selon le Secours catholique. La chute du régime autoritaire et laïc de Saddam Hussein en 2003 a marqué le début des tourments des chrétiens, persécutés par les milices extrémistes. Victime d’attaques terroristes, de racket ou de kidnapping, la majorité de la communauté avait choisi l’exil. Ironie du sort, beaucoup d’entre eux s’étaient réfugiés en Syrie, considérée alors comme un havre de sécurité…
 

lundi 24 décembre 2012

Diabète : Un enfant qui boit et urine beaucoup doit consulter


En progression chez l'enfant, le diabète de type 1, anciennement appelé insulinodépendant, est encore souvent diagnostiqué trop tardivement, lorsque le jeune patient souffre d'une acidocétose dont les conséquences peuvent être fatales. Pour sensibiliser les parents à l'urgence de la prise en charge, la campagne Diabète Enfant et Adolescent est lancée le 14 novembre 2010, lors de la Journée mondiale du diabète.
Votre enfant se met à boire énormément, sans que sa soif ne semble étanchée ? Il se rend souvent aux toilettes et se remet à faire "pipi au lit" ? Peut-être souffre-t-il d'un diabète de type 1, comme 15 000 autres enfants de moins de 15 ans. Pour lever le doute, consultez rapidement un médecin qui procédera à un dépistage de sucre dans ses urines. Avec ce test simple, vous éviterez à votre enfant des complications potentiellement graves.

15 000 jeunes diabétiques en France

Campagne diabète enfant et adolescentLe diabète de l'enfant et de l'adolescent est une maladie auto-immune au cours de laquelle les cellules β du pancréas ne fabriquent plus d'insuline. Cette carence en insuline provoque l'accumulation de sucre dans le sang. Au-delà d'un certain seuil et en l'absence de traitement, l'hyperglycémie va provoquer la production de corps cétoniques par le foie : c'est ce qu'on appelle la cétose. Elle se manifeste par l'apparition de nausées, de vomissements et de douleurs abdominales. L'acidocétose correspond à l'acidification du sang due à l'accumulation excessive de ces corps cétoniques. Cet état provoque une fatigue intense, des troubles respiratoires et des troubles de la conscience. Il menace surtout le pronostic vital de l'enfant.
A ce jour, on estime que 15 000 jeunes Français de moins de 15 ans souffrent d'un diabète, pour la grande majorité de type 1 (95 %). Chaque année, on dépiste 1 700 nouveaux cas, mais le plus inquiétant aux yeux des spécialistes, c'est que cette incidence s'accroît particulièrement vite chez les tout-petits, chez lesquels elle est deux fois plus élevée que la moyenne (+ 7,59 % par an, contre 3,34 %). Au total, les moins de 4 ans représentent ¼ des cas de diabète de l'enfant et de l'adolescent, les 5-9 ans 33 % et les 10-14 ans 37 %.
Plusieurs hypothèses ont été avancées pour expliquer cette augmentation du nombre de cas, dont la plus solide est l'hypothèse infectieuse, explique le Dr Myriam Rosilio, directrice médicale de Lilly Diabète France. "L'agression par un pathogène induirait une sur-réaction des mécanismes de défense et le développement des auto-anticorps. Dans les pays du Nord, où la prévalence du diabète de type 1 est élevée, les chercheurs ont établi un lien entre la fréquence des infections par entérovirus et le diabète".

40 % des enfants arrivent à l'hôpital en acidocétose

Si l'on ne peut pas encore prévenir le diabète de type 1, on peut toutefois prévenir les complications de l'hyperglycémie par une vigilance accrue à l'égard de ses premières manifestations. Selon l'Observatoire National du Diabète, dont les résultats reposent sur les  données de 139 services de pédiatrie, les deux signes révélateurs d'un diabète sont la polyurie (l'envie fréquente d'uriner) et la polydipsie (une soif intense) dans 98 % des cas. L'énurésie ("pipi au lit") ne survient que dans 40 % des cas et n'est pas caractéristique chez le petit enfant, tandis que la fatigue et la perte de poids surviennent plus tard, indique Carine Choleau, chargée de missions scientifiques à l'Aide aux Jeunes diabétiques (AJD).
Or, dans 40 % des cas, l'enfant est conduit aux urgences alors qu'il présente déjà une acidocétose. Cette complication grave du diabète, qui peut évoluer vers un coma voire un décès, est d'autant plus rapide que l'enfant est jeune, survenant parfois en quelques heures. "L'acidocétose est plus importante chez les enfants âgés de 0 à 4 ans, qui passent plus rapidement du stade d'hyperglycémie à celui d'acidocétose. En revanche, les cas sévères sont plus fréquents chez les 10-14 ans, chez lesquels les symptômes alarment peu les parents", précise Corine Choleau.

Campagne Diabète Enfant Adolescent 2010-2011

Forte de ce constat, l'Aide aux Jeunes Diabétiques (AJD) a donc décidé de lancer une campagne nationale d'information 2010-2011 "pour prévenir l'acidocétose lors du diagnostic de diabète chez l'enfant et l'adolescent". Car plus le diagnostic de diabète est posé tôt, plus il est facile d'initier une prise en charge et un traitement par insuline dans de bonnes conditions, en dehors d'un contexte d'urgence vitale, extrêmement stressant pour les parents.
Intitulée "Campagne Diabète Enfant et Adolescent", elle est soutenue par les ministères de la Santé et de l'Éducation nationale, ainsi que par la Fédération de la Mutualité Française, les Ordres des médecins, pharmaciens et infirmiers.  Elle s'adresse à la fois aux parents, qui n'ont pas suffisamment conscience de l'urgence de la prise en charge, mais aussi aux médecins, pédiatres et professionnels de santé de l'éducation nationale, pour qu'ils réagissent rapidement en pratiquant une mesure de la glycosurie et de la glycémie, et en dirigeant immédiatement les familles vers les centres hospitaliers.
Amélie Pelletier, le 8 novembre 2010
Sources :
- Conférence de presse organisée par l'Aide aux Jeunes Diabétiques, en partenariat avec le laboratoire Lilly Diabète France, novembre 2010
- Observatoire  National du Diabète. Réseau pédiatrique AJD. Étude en cours. Données actualisées sur le site de l'AJD.

S’agit-il de la maladie d’Alzheimer ? 10 signes précurseurs


S’agit-il de la maladie d’Alzheimer ? 10 signes précurseurs

S’agit-il de la maladie d’Alzheimer ? 10 signes précurseurs

Des pertes de mémoire, de jugement et de raisonnement jusqu’aux changements d’humeur et de comportement, il existe de nombreux signaux qui devront alerter le patient et son entourage, sans pour autant l’alarmer car il existe des symptômes similaires causés par d’autres maladies pour lesquelles existent des traitements médicaux. C’est pourquoi, si plusieurs de ces symptômes co-existent chez une même personne, il est important de consulter un médecin afin de confirmer le diagnostic de la maladie d’Alzheimer.
1 - Pertes de mémoire
Oublier occasionnellement un rendez-vous, le nom d’un collègue ou un numéro de téléphone et s’en rappeler plus tard est un phénomène normal. En revanche une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer oubliera fréquemment des événements récents et importants pour ne jamais s’en souvenir.
2 - Difficultés à exécuter les tâches familières
Dans le cadre de nos activités quotidiennes, il nous arrive à tous d’être distraits et, de mal nous y prendre. Une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer peut ne plus être capable d’écrire, de cuisiner, d’éplucher des légumes, de boutonner sa veste, etc…
3 - Problèmes de langage
Il peut être parfois difficile de trouver le mot juste. Une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer perdra la capacité de finir ses phrases ou y substituera des mots inappropriés. Il est alors difficile pour les autres de comprendre ce qu’elle dit.
4 - Désorientation dans l’espace et dans le temps
Il peut arriver que l’on oublie temporairement le jour de la semaine ou même l’endroit où l’on va. Mais une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer peut se croire à une autre saison, une autre année déjà éloignée ou se perdre dans un endroit connu : elle ne sait plus comment elle s’est rendue là, ni comment rentrer chez elle.
5 - Jugement affaibli
Parfois, lorsqu’on ne se sent pas bien, on tarde à se faire soigner ; mais avec la persistance ou l’aggravation des signes on finit par se rendre chez le médecin. Une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer, ne s’alarme pas de la gravité de ses difficultés, et banalise (...)

vendredi 21 décembre 2012

Pensée positive

vendredi 21 décembre 2012

« La terre, l’eau, l’air sont des moyens de purification, et je vous ai donné des méthodes, des exercices à faire avec eux. Mais le moyen de purification le plus puissant est le feu. Rien ne résiste au feu. C’est pourquoi la tradition initiatique enseigne que pour se transformer les humains doivent obligatoirement passer par le feu. Mais pas le feu physique, bien sûr, le feu psychique.
Dans le plan psychique il existe deux sortes de feu : le feu de la souffrance et le feu de l’amour spirituel. Par le feu de la souffrance, doivent obligatoirement passer tous ceux qui sont tellement têtus, obstinés dans la mauvaise voie, que seules les épreuves pourront les faire réfléchir et les transformer. Celui qui veut échapper à ce feu doit travailler avec le feu de l’amour qui le rendra lumineux et rayonnant. Et même s’il doit encore souffrir, car sur la terre on ne peut pas échapper aux épreuves, le feu de l’amour spirituel brûlera plus ardemment en lui et lui permettra de les surmonter. Le feu de la souffrance ordinaire asservit l’homme ; le feu de l’amour spirituel lui donne la liberté. »

mercredi 19 décembre 2012

Comment obtenir et reconnaître un orgasme ?

La question revient encore sans cesse : comment obtenir et/ou reconnaître l’orgasme féminin ? Que les hommes puissent douter, soit, mais puisque de nombreuses femmes s’interrogent encore, il est grand temps de revenir sur une question qui fait couler tant d’encre. Explications de notre experte Sophie Bramly.

Comment obtenir et reconnaître un orgasme ?

Comment obtenir et reconnaître un orgasme ?
Jusqu’à une époque très récente, la science était entre les mains des hommes, ce qui les laissait seuls à s’exprimer sur la sexualité féminine. Le plus souvent convaincus d’emblée de leur supériorité (sur ce terrain-là comme ailleurs), le discours a été biaisé d’entrée, notamment par Sigmund Freud. Ce dernier partait du principe qu’il existait deux jouissances chez la femme, une jouissance « infantile » la clitoridienne, et une autre, « mature », la vaginale, qui dans les deux cas auraient été déficientes : « le plus fort motif d'éloignement de la mère qui émerge c'est qu'elle n'a pas donné à l'enfant un vrai organe génital, c'est-à-dire qu'elle l'a fait naître femme ». De sa longue amitié amoureuse avec Marie Bonaparte, il aura entendu l’importance qu’elle attachait au clitoris, elle qui avait eu l’intuition du rôle de cet organe, elle qui est allée jusqu’à se faire opérer, pensant qu’un clitoris très près du vagin était la bonne solution pour atteindre l’orgasme vaginal. Freud, au-delà de sa misogynie, avait bien noté l’importance du clitoris : « Un homme n'a en somme qu'une seule zone génitale prédominante, un organe sexuel, tandis que la femme en possède deux : le vagin qui est proprement féminin et le clitoris analogue au membre viril. »
Et de fait, l’orgasme s’obtient par la sollicitation directe ou indirecte du clitoris, semblable en cela à l’homme qui atteint l’orgasme par une sollicitation du pénis.
Les chiffres s’accordent à dire que seules 30% des femmes ont des orgasmes vaginaux. Pour toutes les autres femmes (en dehors des 10% qui ne l’atteignent pas), la jouissance passe par le clitoris, la seule pénétration du phallus ne suffisant pas à atteindre l’orgasme, ce qui ne remet aucunement en cause la manière dont les hommes nous font l’amour. Le clitoris, qui possède 16 000 terminaisons nerveuses (deux fois plus que le pénis), est la seule partie du corps humain qui n’a pas d’autre fonction que de procurer du désir, et les spasmes que nous ressentons au moment de l’orgasme, cette contraction du vagin (voir même de l’utérus), est initiée par le clitoris, qui encercle le vagin, lequel est peu innervé.
Résumons : dans 60 ou 70% des cas, la femme obtient un orgasme si, pénétrée, elle ou son partenaire stimule également son clitoris (ce qui aura aussi pour effet d’augmenter significativement la lubrification). Les hommes, excités par la masturbation féminine, ne souffriront pas de cette « aide » manuelle, et la langue française est bien faite : on parle bien « d’aller chercher son plaisir ». Ensuite, comment reconnaître cet orgasme ? Le clitoris durcit, tout comme la pointe des seins, la respiration devient plus rapide, la pointe des pieds se tend, mais dans ce point de non-retour, c’est l’insertion d’un doigt dans le vagin qui confirme le plus aisément l’orgasme : on sent quelques spasmes (en général de l’ordre de trois à cinq) et il devient insupportable de toucher le clitoris, devenu hypersensible. Suit une période courte dite réfractaire, où il est impossible de bouger et où se diffuse alors dans tout le corps une sensation de bien-être absolu.
On ne le répétera jamais assez : c’est le clitoris qui est l’avenir de la femme.

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